Rassegna storica del Risorgimento
CALLIER CAMILLE
anno
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1950
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Charles H. Pouthas
Dans sca inatructions du 4 aot, il donnait a l'intervention francaìse un triple objYt : tétablir la légiiinie innuence de la Franco, xendre au Pape son indépendance, donner dea. i Miti turione libérales aéxieuaes aux Etats tornai ns; Ics deux premiere étant remplis;- a mon sena* la Franco non seuleinent ne doit paa, mala ne peut pas sortir de l'affaire de Ron sana qae le dernier de ees buts ne soit pleinement atteint . Il préciaait ainaì aea exigencea: proclamation à nouveau dea principes généraux de la constitntion du 14 mais 1848, organiaation dea tribunaux donnant toutea garantics j udiciaires, loia civiles titéea du Code frangais, assembléea municipales et provinciale* éluea, séculari-aation des adminiatrations publiques; il inaiatali sur le dernier point: Sécularìsation de l'administration et vote de l'impòt par la Consulte sont les deux seules réformes sur lesquellea il nous parait impossible de céder .l) Dèa qit'il voit la tournure que prennent les choses, Tocqueville enjoint le 19 aoùt de faire comprendre que la France ne peut admettre de supportar la responsabilité des actea dea zeprésentanta du Pape. 2) Et saus qu'il soit besoin de montrer comment aes declarations à la tribune de 1*Assemblée legislative et ccllea d'Odilon Barrot sont semblablea à ces instructions secrètes, insistons più tòt sur le fait qu'elles ne comportent pas autre chose, sous leur forme differente, que la politique du Préaìdent plus brutalement exprimée dans la lettre à Edgar INey. Et dans les deux séries de documenta, ceux de Home, ceux de Paria, la nième justification se répète en un leit-motiv: l'appréhension continue de la politique autrichienne; Callier la dénonce, Tocqueville la soupeonne. Crainte de voir le pape tomber sous l'obédience autriebienne, mais crainte ausai qu'une poussée trop prononcée de l'Autxiche ne rende nécessaire une riposte frangaise et par là Centrarne un conflit ouvert: M. de Tocqueville m'a dir,, répète Callier: il ne faut pas que le guerre sorte de la questura comaine (1. du 4 septembre), et, quand Rostolan exeédé spnge à s'en aller et que dea noms de successeurs circulent à Rome, Callier s'épouvante de celai du general Bcdeau qui passe pour beHiqueux et supplie qu'on évi te tout nomine qui puisse tenir ou se raflier à l'idée d'hostili tèa (1. du 24 aoùt, du 31 aoùt, du 10 septem-bre). Callier et les autoritéa frangaises ont l'obsesaion de voir le pape aller s'installer cn zone autrichienne (1. du 4 septembre, du 30 septembre, du 3 octobre) et les autoritéa romaincs s'apercevront vite qu'on peut jouer de ce moyen de presaion.
Toute cette politique était vouée à l'échec: Callier est un de ceux qui s'en aperture nt de meilleure heure. Mais plutdt que d'en auivre pas à pas le développement dans aea lettres comrac on pourra le faire a leur publicatiou, je préfère montrer sur quclques points la nouveauté et la précision de acs nformations.
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Je prenda d'abord cehti-ei, cor il me parait d'importauce esscntielle et donner une explication primordiale: les conditìons d'installa tion du gouvernement.
À l'origine, le commandant eu chef a pria en main a la foia les pouvoirs politiquca et admini-Htratifa. Il a distribué les servicea entre aea offieiers: le general Rostolan fui nomine gouverneur de Rome, le licutenant-colcmel Chupuis préfei de police, tei autre, i sous-iu tenderci Fagcs, chargé du zavitnilleraent et cn memo temps des hopitaux (etr alors dans l'unnée frangaise le Service de Sante dépend de 1'Intendanco); le colorici Froasard, à la té te dea lervices d'aaaiatance par le travati, réorganiae lea ateliers de bienfaisance, encadrant lei ouvrior pardeachefa chaisia au concoura, cequiluipermit
) Aff. Etrang., Rome 991, f 283, inatr. n , *) Ibid. tfi 7,