Rassegna storica del Risorgimento
CALLIER CAMILLE
anno
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1950
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421
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Un observateur de Tocqueville à Rome, ecc. 421
d employer des offieiers ou sous-officiers de l'armée romainc licenciés; il lea fit fonction-uer avec discipbuc et efficacité, juaqu'au jour où lea cardinaux poursuivant leurs rcprésailles Ics démoliront en en expulsant tona les ancicns militaircs républieahis (1. du 10 se.ptem.bre). On forma d'autrc part un conseil supérieur de gouvernement prèside par le general Oudinot et compose avec lui de Rayneval et de Corcelle, dont Callier fut nommé secrétaire: il tint séance du 9 au 13 juillet.0 Enfin on rétablit la municipalité sous la présidence du prince Odescalchi.
Mais, certainement, Oudinot n'avait aucune quab'té d'homme de gouvernement, ni intelligence politique, ni energie, et sans doute se rendaitil compte de ses lacunes, ear on le volt très empresse à se décbarger du poids des affaires politique; il avait fallii accepter la convention Lesseps; an moment de la capituladon il fallut les obser-vations des diplomates pour l'cmpécher d'abandonner les pouvoirs politiques aux Romains (1. du 9 juillet); il n'eùt qu'une idée, repasser la charge aux autorités légitimes, c'est-à-dire à l'autorité pontificale; c'est à Gaete que l*on s'occupa donc de constituer le gouvernement. Corcelle partit à cet effet pour Gaete le 18 juillet. Il revint rhercher Rayneval et ils pariirent ensemble le 22. Le pape avait annoncé à Corcelle le 18 son intention de nommer à la fois une commission de trois cardinaux et un ministère laique, mais on ne put trouver trois cardinaux disposés à s'entendre; déjà dans les cercles romains on accusait, gratuitement, les Francai? de retarder la formation de l'adminis-tration; ce ne fut qu'au bout de deux semaines que furen t nommés les cardinaux Della Genga, Vannicclii et Altieri, sans ministère; ils furent installés par Oudinot le premier aoùt. Or, dans son impatience, Oudinot commit la faute enorme d'abdiquer coinplé-temsut et sans garanties entre leurs mains. Il annonca dans son ordre du jour que le Saint Pére ou sesreprésentants reprenaient l'entière administration du pays: puis il partit pour Gaete, malgré toutes les observations, malgré mème l'inquiétudc exprimée par Pie IX qui a compris le danger de laisser la commission à ellemème; il a faii prier ce raatin le general de retarder son voyage, mais il n'a pas été écouté: une decora tion 'en diamants attend le general à Gaete, il n'a pas pu resister, puis la musique était embarquétt!!! C'est le motif allégué pour ne pas céder à l'invi tation du Saint Pére (1. da 3 aoùt). Callier donne d'autres exemplcs de cette sottisc vaniteuse. Son rappel apparait une nécessité, bien qu'il désapprouve les formes blessantes qu'on lui a don-néc: <t le pauvre general a appris sa disgràce dans la me, il y avait quinze heures que le generai Rostolan en étaitinforme et que le bruii s'en étaitrépandu lorsquc le coione 1 ISFtey s'est présente chez le malheureux dìsgràcié (1. du 24 aoùt). Il remit son coman-dement le 23 avec une proclamation à la population, ou il faisait encorc cette malad resse de se félicitcr des acci ama tions unanimes qui ont salué le rétablissemcnt do pouvoùr temporel et de l'accord parfait qui a régno entre la population et l'armée. Pttis il alla, avant de rentree sepavaner à Gaete convert des grands cordone du roi de Naples et du pape.
Oc personne n'était là pour rei e ver cette autori té politique qu'Oudinot abandon-nait sana garantic. Harcourt est parti de lui-méme, aussitdt, sans ordre. Corcelle sfa pas de ponvolrs diplomotiques téguliers et le cardinal AntoneUi en profite pour ne pas le cannai tre et reconnaitre avant qu'on ne liti envoìe le 2 aoùt des lcttres de créance; de pina il tombe nvslade le 27 juillet, on oraiguit une fievre cerebrale, il fut dans Pin-eapacité absohie d'aueun travaìl, on le nuova et on lo transporta a Castellainare, où
J) Lea procésverbaux de cés séances sont aux Atchives de Aff. Etrang., Rome 990, ff 114 a 140.