Rassegna storica del Risorgimento
CALLIER CAMILLE
anno
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1950
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Charlus li. Pauthas
il se remii assez vite; inaia avaui le deb ut de septembre, il ne reèouunenca paa à s'oecu-
pet d'affaires et ce n*eat que le 15 qa'H put rentrer à Rome. Rayneval eat rctenu à
Gaétc, ne peut faire que de eourtea apparitions. Callier avait va tout de suite le clanger
de cet abandon: oc Rester inactifs, abdiquer tonte participatiou aux actes du pouvoir, ce
acrait déaerter la cause francaiae, ce serait rompromettre le rétablissement de l'édifice
auquel nous avons pria une si grande pari. Je saisis Ies difficultés de cette malbeureuse
queation, jc n'ignore pas les dangera qui pourraicnt en sortir, je ne me fais poini d'illu-
sions sur le degré d'influence qu'il nous est donne d'espérer... Nous avons pria Home,
nous l'occupons; quelle que soit notre actiou, que le gouvernement agisse ou non contri-
nos conseila, on nous demanderà compie de ses actes, nous en a ssumero na la reaponaa-
bilité, on nona la fera porter malgré nous. Cettc situation nous oblige à exiger notre
intervention dans la politique du nouveau gouvernement, sìnon pour beaucoup obte*
nir, ce serait impossibili, du moins pour beaucoup empècher. Ce ròle n'eat pas très
aéduisant, mais il est nécessaire et il importe qu'il soit pris immédiatement* Nous
devons persister à maintenir notre droit de légitime influence et travaìller à la faire
accepter dans une racsure convenable... II ne faut pas qu'il soit dit que la France a
mia ses armées dans le plateau de la balance sans le faire pencher un peu de son
coté. Nobleaae oblige! (1. du 3 aoùt). Dana l'abandon ou l'absence de tous, le voile
reste seni, et sans autorité suffisante, puisqu'il n'eat qu'un agent officieux. II multi-
plie les appels à Rayneval, le met au courant dans des Iettres quotidiennes, essaie
en vain de le persuader de a'inataller à Rome. Il reclame à cor et cria à Paris l'envoi
d'un diplomate de grande autorité; il fait valoir que le poste et le ròle ne seraient
au-dessous de la valeur de personne. Il conseille assidùment Rostolan, le soutìcut, le
redresse; heureusement le general est-il d'une autre trempe qu'Oudinot, et Callier
a la satisfaction de lui voir donner à plusieurs reprises des lecons aux cardinaux (1. du
31 aoùt), mais il n'a plus les pouvoirs abdiqués sans garanties par son prédécesseur,
Ainsi c'est une véritable carencc de 1 autorité francaiae qui laisse le cliamp libre à la
politique des cardinaux: une sèrie de malencontreuses circonstances ou de maladressea
a désarmé la politique francaiae devant le Saint-Siègc.
Heureusement l'autori té franca isc, étant seule munie de moyens matéricls, avait conserve la charge du maintien de l'ordre et de la sécurité; à cet effet, elle a pris en main et gardé la police, le lieutenant-colonel Chapuis est reste préfet, et, relevant du commandement, peut échapper au ministère de l'Intérieur. Gràce à cela, elle va pouvoir s'interposer; la municipalité Odcscalchi l'aidera de son mieux. Necessiti! absolue, car la population est nerveuse, mélée d'ailleurs à l'origine d'éléments hostiles aux Francate. Le jour méme du départ d'Oudinot, Rostolan était oblige d'opérer des déploiemcnts de troupes sur les placca et de faire rouler les pa troni llea pour évi ter des troublea (1. du 10 aoùt); l'effet d'apaiaement se produisit, mais cela n'avait-il pas pour raconvénient de donner a non action l'allure de soutenir la commission? Callier arrive à la conclusoti que, sans Io présence de nos soldats, l'ordre ne sera pas maìn-tenu, en province cornine Rome; Si nos troupes n'étaient pas la pour imposcr aux mécontents, dcB mouvements se seraient déjft produits et le rétablissement du pouvoir temporel courrait de grandi périb. Si Dicu ne s'en mele pas, j'ignorc comment nous OTtzrons de ce guépicr! (I. du 10 aoùt). Il nVat pas une de ses Iettres qui ne soit un cri d'alarme et ne contienne une plainte, souvetit répétée au cours de la méme lettre, sur rinsurasance de notre influence et le rcBponsabflités qu'elle nous fait encourir.
De ce pouvor ozi ae acrvit et e'est un aecond poìnt sur lequel les Iettres de Callier nous apportent une doctunentetion précise et aeuve pour sauver des ropré-