Rassegna storica del Risorgimento

CALLIER CAMILLE
anno <1950>   pagina <423>
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Un observateur de Tocqueville à Rome, ecc. 423
saìlles cardinaliees les révolutionnaires compro mis. Dèa le début d'aoftt, Callier a dénoncé les epura tions odieuses et maladroites, le rétablisseruen t dea tribunaux ancien, l'action du ministre de l'Intérieur Savelli. Ce qui permit d'agir, c'est la posscssion des pouvoirs de police et c'cst la procedure dea conseils de guerre francala qui assurcn t la justice cominelle: les cardinaux essayèrent à maintca reprises de dessaisir celle-ci. 1 autor-i té frangaisc tint bon. Les victhnes désignées qu'il fallait sauver sont de triple origine: les révolutionnaires étrangers presenta à Rome, les républicains romains, notamment les députés, et ceux qui, selon l'expreasion de Callier, furent frappés par 1 amnistie . Dès l'origine un décret pontificala prononcé l'expulsion de tous les révolutionnaires étrangers, mais c'était livrer une paride d'entre eux aux lois et tribu­naux de répressioa de lem* pays. Tocqueville a formellement chargé Callier de faire le travail de classement nécessaire. I) Callier s'en occupa avcc actìvité, mais se trouva en présence d'une difficulté presque insurmontable; tous les papiers ont e té detraiti, les présidenta des Rioni et leurs employéa avaicnt peur de so compromettre et ne donnaient aucun renseignement, L'intimidation est une grande puissance dans ce pays : à Civitavecchia on trouva 10 réfugiés dont neuf Napolitains, mais à Rome on évaluait le nombre des étrangers compromis à 3000 (L du 24 aot). Les registres des étrangers domiciiiés ne donnaient rien, car Us ne comportaient que les gens établis depaia longtemps et qui n'avaient pas pria part à la revolution. Il s'avisa de faire pren-dre une ordonnance de police obligeant tous les étrangers presenta dans la ville à =e préaenter dans les huit jours pour faire renouveler leurs cartes de sécurité (1. du 31 aot). Gràce à quo on put repérer et faire partir environ 800 d'entre eux qui pouvaicnt sana danger rentrer dans leur patrie (1. dit LO septembre). Mais aux autres il fallait tronver un lieti de refuge et parfbis, ayant cru trouver ime solution, on échouait au dernier moment: ainsi, un groupe cnvoyé à Constatitinople s'en vit refuser l'entrée (1. du 10 oetobre).
Maia, alors qu'elle était réglée pour les étrangers (1. du 23 septembre), la question se posait pour iea révolutionnaires romains et prit tout à coup une actttalité urgente. Le 23 aot fot a (fiche un décret des cardinaux constituant un comi té dans le but de rechercher les Crimea et délits commis pendant la d'uree du gouvernement insurrection-ueL Le general RoBtoIan ne aaiait pas immédiatement la portée de cette décision; Callier la lui fii comprendrc et il réagit vigoureusement; il prit une ordonnance soumet-tant lea arresta tions a l'autoriaalion préalable des autorités franceises et appela à son aide Rayueval qui arriva le 27. A pei ne descendu de volture et le contact pria avec le general, Rayneval se rendi t chea lea cardinaux: Malgré tous scs efforts il n'a pu obtenir ni Ics rappel da décret, ni sa suspension, pas méme une déclaration écrite en confi rmation d'une déclaration verbale, pour rassurer sur les effet s du décret qui, eelon eux, ne devait pas atteindre UIB délits pnrement politiquea. Ce dernier refus prouvait nssez la vanite et la mauvaise foi de la déclaration verbale. Les car* dinari* ont dèci a ré que si leur indépendance était menacée, ils iraient ebercher so us un autre drapeau la liberté d'action dont tout goaveroement a beaoin pour administrer Iea affaire* dn paya . FinaJc.mcnt Rayneval trouva ce biaia de dres-aer un procèa-vcrbal de reiitrelien, de la faire signer par lea cardinaux, ce qui conferà à leur déclaration comma l'autorité d'un engagement (I. du 31 aot), et il partit en déclarant quo la Franca ne aouffrirait p-is les poursuites politiquea . Lea cardinaux et le ministre de l'Intenerir, Sa.velli, viaaient aurtout oortaina membrea
i) Lettre do 30 juiUct au general Oudjnot (Aff. Eirang., Rome 993, f 152).