Rassegna storica del Risorgimento
CALLIER CAMILLE
anno
<
1950
>
pagina
<
424
>
424
Charles H. Pouthas
de la Caustrtuantc romaine. fi l'allut d'aborri empécber leva arrestation, on obtini qu'il fiissent seulement expulsés, pois qu'on attendrait pour l'cxécution que Je gou-Vernemsnt francais ait fait conno! tre le lieti de refuge qu'il leur ofl'rait. Mais restatemi rinculpatioa de crime Ott délit de droit commun et le danger qu'on les envoyàt dans une ville d'occupation autrichìenne où les arrcstations seraienl libres (I. dn 4 scpleui-bre). Collier réclamait impatiemmcnt les instructions de Parie: on deciduit d'expédier provisoirement sur Marseille la quarantaine de députés ou autres rcvolutionnaircs particulièrement raeuacés, le ministre fraacais leur désignerait cnsuitc un lieu de séjour. Car Savelli était feroce, refusait tout délai, il fallait discuter pour chaque indivi-du. II y a beaucoup de ces ntcssìeurs qui ont de peccadilles à se reprocher ! Us trou-vent alors que la protection de la Prence est bornie à quelque chose. Qa ne les empé-ebe pas de dire que nous nous faisons les compliccs de la coramission, que nons patro-nons la pro3cription!... Nous respectons le principe d'amnistie en matière politique jusqu'à protéger nos ennemis les plus déclarés, ménte lorsquc des délits communs leur sont imputés. Il ne fant pas que le uora de la Franco se trouve mèle, compromis dans une poursuite qui pourrait avoir Fair d'une vengeance politique! (1. da 10 septembre). Enfia, on réussissait à les embarquer à Civitavecchia le premier octobre avec l'ensemble de leurs collègucs et le 4 Callier pouvait écrire, soulagé: Tous les députés presenta à Rome le 29 et le 30 septembre, moia s deux ou trois, doivent è tre auj ourd'bui en France .
Làdessus, l'amnistie pontificale vint lui donner nouvelle tablature. Callier cbif-frait rapidement dans une lettre du 23 septembre les exceptious qu'elle comportali: 200 députés, 1500 amnistiéé de 1846 ayant pris une part plus ou moins graude aux dentiera évènements, une centaine de ebefs de corps militaires, soil 1.800 personnes envirou. Pour réduire la portée de ces proscriptions dégnisées, les autorités francaises s'attachèrent à fair e definir plus précisement quelques termes: ainsi que le terme trop general de membres du governo ne signifiait que ministri et ne s'appliquait pas aux membres de l'admiaistratioa, à des préfets par exemple (1. dn 23 septembre), pois que par ce chefs de corps on n'euteadit que les colonels an plus et non les majors (1. dn 39 septembre). Depuis le milieu de septembre, Callier, d'abord seni, était épanlé par Corcelle. Action obscure, difficile, qu'il fallait conduire par cas individucls-Callier cite plusieurs ooms-. en fnisant valoir de subtils arguments, en opposant au besoin l'inerti e aux ordres de Savelli, en cachant oufaisant échappcr les plus compro rais cornine Calandrella Elle répondait aux sentùnents de la population qui pourtant peut-ètre Pignorali, car Le jonr dn départ des députés, 400 à 500 individus cntouraicnt les voitnres au moment où ics députés y montaient et les ont encouragés par des vivai leur proraettant bientdt un retour dans la patrie plus libre (1. du 10 octobre).
Tontes Ces précisions sur l'action' 'des autorités francaises nous peniuutraienl déjà d'aflSrmcr qu'il n'y cut pas sur le fond déaacoord entre les exécutants locaux et le présidcot Louis-Napoléon. Gelici qne les lettre de Callier nous apportent quant aux couditions de la pnblication de la lettre, du prince au co lo nel Ncy l'établisseni eacore: eOes pertnettenf de doser les responsabilités en dégageant le rdle cxact du general Hostolan et les proeédés d'iutimidation des eardlnaux. Dans la soirée du jour méms od le Journal de Rome publialt la eompusition da tribunal cxceptionncl, lmii membres qui a vaicot fait leufspreuvei sóùs l'ancien regime! le 27 nout, le colonel "Tey recevait la lettre présidcntiello et le lcndcmain une seconde lui cnjoignait de la o abitar dsm4 la presse et de la répttndre dans l'armée. Tout fut conventi avec Raynevai et avoc le general Rostolan, après un mouvement d'hiuneur de cclui-ei, blcssé que la lettre alt été adreesée a un nutre que luì-mémc: la lettre sera envoyée avec traduction