Rassegna storica del Risorgimento

CALLIER CAMILLE
anno <1950>   pagina <425>
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Un obscrvateur de Tocqueville à Rome, cefo 425
à .Tiiaprimme poto* Strc publiée le 29 au Journal de Rome. Dans la matinée, Rayneval, Par courtoisie, va en informer les cardinaux qui ne font pas d'objection, demandent senlement qu'on ne l'insère pas dans la panie ornatile et qu'on lette communique une épreave. La chose était trop simple pour ètre refusée et la commnnicalion a Kea. Et dès ce moment tout changc. Lea cardinaux, si passifs le matin, déclarent qa'nne pareille lettre ne peut pas ètre imprimée dans le Journal de Rome et qu'ils s'opposent de toutes leurs forces à la pubiicatìon. M. de Rayneval insiste, mais tous ses efforts demeurent sans resultai et les cardinaux finissent par menacer de quitte? Rome si la lettre est publiée malgré eux. Rayneval juge sage de ne pas passer outre. Le colonel Ney, tenu par l'ordre présidentiel, proposa à Rostolan une nutre solution: imprimer la lettre sur fcuilles volantes et les distribuer aux troupes. Le general refusa absobxment pareti procède. On sé contenta de faire circuler qnelques copies ma mi­seri tes et le colonel envoya le texte an comte Watewski, pour le faire paraitre dans le Statuto de Florence (1. du 31 aoùt). Les répercussions se produisirent presque anssi-tot. A Gaete le pape déclara formellement que Dans cet état de choscs son retour a Rome devenait impossible . J) À Rome, Depuis ce moment la commission ne perd pas une occasion de dire ou d'insinuer que la situation n'est plus tenable pour elle; que le gouvernement n'est pas possible dans ces conditions; on sent que les cardinaux se préparent à une retratte que le premier incident de quelque gravite pouxra déter miner. Hs ont pris l'avantage dans cette affaire de la lettre présidentielle, ils ne veulent pas le perdre et se tiennent prèts a en profiter à la première occasion qu'on leur fournira. Cette intention nous oblige à beancoup de ménagements pour ne pas faire éclatex une rupturc qui tournerait complètement au profit de l'Autriche et que le ministère a peut ètte le projet d'evi ter . De son coté, Rostolan s'exagère la portée de la lettre, dèci are qu'il ne refera pas la politique de Sterbini; il précise que la publication de la lettre introdurrai t la politique dans l'armée; déjà on lui a signalé qu'on travaille 1'armée, qu'nna so eie té fraternelle chcrche à faire de la propagande panni Ics soldats, on a ariete quelques-uns de ces prédicateurs (1. du 4 septembre). La lettre a donc produit d3s effets contraires à ce qu'on anrait pn et pensait sans doute atteindre. Les dispo-sitiòns né se sont nollement améliorées, bien au contraire, on aurait méme menare de ne pas publier les concessione déjà faites et arrétées dans la conférence, si on insis-tait trop pour obtenir davantage. On serait bien ai se d'avoir xm prétexte pour retirer ou dn moins rctarder le plus possible ce qu'on parait déjà regrettcr d'avoir concèdè (1. du 16 septembre).
L'affaire n'en resta pas là. Le 12 septembre an soir, le general recntune dépécbe télégraphiquc du 5 luì faisant connattre que lo gouvernement désirait la publica-tJon an Journal d Rome. Malgré les embarraB qu'il prévoynit, il se résigna et se rendit ehcz le cardinaux pour les prevenir de l'ordre recu et de son intention de faire publier IR lettre dans le numero du 14. Les cardinaux lui répétèrent ce qu'ils avaient déclaré h Rayneval* son insistance n'obtmi rio; ils on téfèreront a Portici; ils demandèrent qae le general le* informai officiellement de son intention. Ce qu'il iit, mais sans xece-voir de réponsc. Or les cardinaux agirent diiectement près du journal: le rédarteur en chef recut d'ctix, le Unii matin, une note lui enjoignant de ne pas publier la lettre
') Callier a tenu le renteignenient d'une pernonne présente et qui vit le pape te jonr mime. Quand Rayneval se presenta qua tre joure apre, la Cour de Gaètc avidi en le temps de se caini or. D'uù la fllfTérencr entro son ropport et eelni de Gallier (I. du 16 septembre).