Rassegna storica del Risorgimento
CALLIER CAMILLE
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1950
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Charles H. Paulhas
et d'abandonner la direction du journal a'il en était requis. L'autzc journal, VObser-va(eurt recut la mème communication. Puia dans la jouraée, ila avertirent officielle-nient Rastolau quils étaient décidés à se retirer ai on passait outre à leni volonié. Le general fit une nouvelle démarehe, décide à les menacer de publìer en placards. Maia, ajoute Callier dana un post-scriptum au moment de fermer sa lettre Il rentre complètement battu: les cardinaus ont été intransigeants, ont menacé d*en appeler à l'Europe . Le general decida d'attendre le retour à Rome de Corcelle Q. du 14 sep-tembrc). L'orage ensuite se calma: en f ai t la pub lìcite donnée à la lettre fut asse?, grande pour qu'il fut inutile de revenir à une exigence imprudente : la question de l*édit de réformes détourna l'attention. Caflier, revenant quelques jonrs après sur l'incidenti. tire une conclusion malicieuse sur la différence entre la brutalité et la fermeté: C'est tout autre chosc de parler baut en public et d'une facon impérieuse (on pour-rait dire aussi bien imperiale) ou bien de tenir un langage énergique dans le secret d'une chancellerie (1. du 23 septembrc).
Sur le fond des choses, tona étaient d'accord avec le prince. Lea formes de sou intervention seulement étaient diacutablea.
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Pour que cette politique pùt triompher, il eut fallii qu'elle trouvàt une forte assise dans la population romaine. Malbeureuaement les condìtions politiquea étaient peu favorables. A l'origine, l'opinion se partageait entre deux partis extrèmes, hosti-les l*un et l'autre, les républicains contre lesquels avait tourné l'expédition, et les réaetìonnaires qui n'admettaient pas qu'elle it obstacle à leurs rcprésailles; entre les deux, rien: Malheureusement, dit Callier, le parti modéré n'est pas constitué dans le pays, de sorte que notre politique manque là d'un point d'appui qui serait bien précieux (1. du 3 aout). C'est l'obstacle qu'avait déjà rencontré Guizot et devaut lequel venait de succomber Rossi. Les moyens de notre action sont d'abord médiocres. a J*ai cberché à connaitre le sentiment des partis sur la situation actuelle. Les rouges nona accusent de complici té avec le nouveau gouvernement dana tous les actes de aa politique réactionnaire; les noirs disent partout que nous aomines d'accord avec le pape et que notre opposìtion n'est qu'une apparence pour calmer l'opinion en France. Les deux partis a'accordent donc pour noua mettre de moitié dans la politique rétro* grade du gouvernement, les rouge* pour nous en fante un crime, les noirs pour nous compromettre. Le parti liberal modéré, si toutefois on peut donner le nom de parti à dea éléments sans liens, se diviseien. deux fractions, l'uno qui n'attcnd rien du pape ni de nous et qui nous accuse do notre tolérance, l'autre qui ne croit pas au naufrago nomplet des Iibertés du pays et qui chcrche une plancbe de salut pour les libertés et pour i'influence franijaise. La première se plaint de notre nbandou; la seconde cherche ancore à Safta aHiance avec nous pour sauver à la fois et quelques libertés et notre in uuence dans le pays; elle croit a la bonne foi de notre gouvernement, a ses efforts, a ses infceutions bienveillantei, elle a'aceuse que notre mauvaisc fortune (1. du 20 septembre). Tous lea efforts de Callier iront a constituer ce parti.
L'occaaion Ini en parai ètre l'édit do réformes. Callier l'avait toujours reclame. Tocqueville en faisait l'ensentiel de l'entteprisc ftancuisc. II fut amebe le 19 septembre, mal accusali de la population, les placards en furcnt décbixes et souiUés unpcu partout a Rome et en province. Callier se troava cu détaccord avec Corcelle; celuir-ci