Rassegna storica del Risorgimento
CALLIER CAMILLE
anno
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1950
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427
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Un observateur de Tocqueville a Rame, ecc. 427
s'applauditali de l'édit. l) Callicr le jugeait insumsant et dcclara franchement sa divergence avec l'ambassadeur (I. du 20 septembre). Mais il voyait la poasibilité de
I amcliorer: Cot fidit n'est qu'uti canevas. Ics lois organiques qui cn aont la consé-quence sont toutes à faire, il faudra quo aoient formées dea commissiona pour ce travaiU tout sera dans le choix des hommes; il est donc d'ime immense imporlance d'y faire admsttre dea liommes capablea et convaincus de donner un caractère lihéral aux institutiona qu'ils auront a régler. Le cadre donne est étroit, mais si des législa-teurs vraiment libéraux étaieni chargés de le remplir, on pourrait encore y faire de bonnea et utiles choses (1. du 23 septembre). Il s'occupe activement d'en trouver et d en rassembler les éléxnents. Il entro en relationa avec un ancien soua-secrétaire d* Etat à rintérieur du miniatère Uberai de Pie IX, Farmi; iis reeberchent les gena offrant des garanties et dressent des listes de noma susceptibles d'étre proposés pour les commissions, pria dans l'ancien perso miei poli tique: Nous avons divise les noma en deux categorica auxquelles nous avons donne les noma de libéraux-papalistes et de papalistes-libéraux. La première catégorie comprend 15 deputés et 8 paira. La seconde
II députés et 10 paira. Les libéraux-papalistes sont ceux qui réclament des libertéa du pape, les papalistcs-libéraux Ics acceptent seulement (1. du 20 septembre). Quel-ques joura après, ila complètcnt leur première liste de 47 noms par 36 nouveaux. Il explique ces combiuaisona à Corcelle, mct Farini en rapport avec celui-ci; il supplie Hayneval d'agir près du pape. Il encouragc les hommes politiqucs inquieta et puail-lanimes a s'orgauiser; ils lui témoignaient une grande confiance et, dépitéa qu'on ne croie pas à leur existence et à leur courage, offraient de lancer quelque manifeste.
Mais ce parti ne pouvait avoir de cobésion et force que si la France le sontenait à fond. Tout le monde atlendait avec anxiétc ou impatience le débat que la Legislative allait engager sur la question romaine. Les rouges disent que la liberto n'a rien à attendre de la France, que sa conduite dans la question romaine ne peut laiaaer de doate à cet égard. Les noira qu'ils n'ont rien à craindre de nous, que noua pouvons parler et dire, mais que nous ne pouvona pas agir. Les modérés, sana oscr espérer que la France exigera des addi tiona au motu proprio, n'ont cependant pas abandonné tout eapoir et se préparent à nous venir en aide dans le cas où nous ferions appel à leur con-coura. Un borame important de ce partì, qui a été sous-secrétaire d'Etat sous Pie IX, m'affirme que cent d'entre eux représentant l'intelligence et l'honnèteté, la noblesse et la proprieté sont préts à s'associer aux Francaia le jour où ils voudront entrer franchement dans uno voie libérale et par conséquent rompre avec les cardinaux. Il m'affirme qae le service des administrations sera assuré, sana faire appel, bien cntendu, à aucun des hommes du parti républicain. Cctte aaaurance m'a été confìrmée par d'autrea modérés et tous me disent que dans le cas de dépaxt des cardinaux, toute la ville serait spontanément pavoisée et illuminéc, que nous n'aurions plus qu'à marchor par un chemin de rose, c'est leur expression. Le parti modéré est pro-fondéraent blcuaé de ce qu'on nic son existence et il voudrait avoir une occasion de se montrer pour proaver qu*il esiste. Les chefa sont décidés, diseut-ils, jouer la partir avec les Franchia, l'ex il dùt-ìl se trouver au bout. Ce parti modéré est sana donte le plus nombreux dans ce paya, mais sea éléme.nts sont sana lien, sana organiaation, sana direction. Il sent lui-méme ce qui lui manqnef il cn convieni en partie et travaille a se discipliner, à se donner un corpa par l'organisation de tona aes élémenta épars (1. du
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1* Lettre au ministre du 14 septembre (Ajf. Etrang,, Rontt?t,992t f 23).