Rassegna storica del Risorgimento

FRANCIA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1950>   pagina <513>
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La IP République, ecc. 513
De Milan, Cadorna rapporta la dénonciation de l'armistice et ceci fot officielle-ment porte à la connaissance de Boia le Comte par une note qui insistait sur le foit qne le gonvernement royal n'entcndait point renoncer au benèfico de la média-tion et qu'il était toujours dispose à accepter lea conditions d'une paix honorable sona les auspices des deux grandes puissances qui avaient montré, ponr les États sardes et pourla cause ìtalieiuie, une génércusc sympathic (13 mars 1849).
BoÌ8 le Comte, quoique niécontent de l'inanité de scs cfforts ponr le maintien de la paix, vit dans la déclaration de guerre un geste de folie héroique mais reconnut qne le fait d'obéir à cette folie par un doublé seri ti ment. d'honneur et de discipline était, ponr ce petit pays, un acte de gioire et de grandeur. *)
De Paris, on se borna à adresser des représentations a. l'Egyptc dont rAntriche voulait, paratt-il, acquérir la incide de la flotte; puis ce fut la foudroyante nouvelle de la catastrophe de Novare (23 mars 1849). L*officieux Reiset se rendit iramédiatement sur le champ de bataille en compagnie de la comtesse de Robilant, il retrouva blessé son ami Ch. de Robilant et arriva à temps pour assister aux derniers moments dn general Perrone qui avait jadis glorieusement servi dans l'armée francaise (il avait été aide de camp dn maréchal Gerard et avait épousé une Francaise M.0110 de la Tour Maubourg).
Bois le Comte, avec Abercromby, se rendit au Q. G. de Radetzky à la demande dn gonvernement piémontais pour éviter s'il était possible une entrée des Autri-chiens à Turin. Tout en acceptant cette missìon d'humanité, les deux diplomates se demandèrent au noni de qui ils allaient se présenter au commandement autrichien, le prince de Carignan ne sachant pas lui-meme s'il exercait la régence en remplacement de Charles Albert on de son fils lorsqu'il réunit le conscil des ministres en apprenant la fatale nouvelle de Novare. Le syndic de Turin accompagna an Q, G. ennemi les mini­stres de France et d'Angleterre, leur geste fut bien accueilti dans la capitale où l'on désirait avant tout l'ordrc et la paix. Pour faire plus, Bois le Comte attendait qne le nouveau roi recourut a une médiation. Le seul document officici qui accréditait Bois le Comte et Abercromby auprès de Radetzky, était une demande du general Chiodo les pliant de vonloix bien avoir la bonté de demandar une snspension de la marche de Tarmée autricbienne sur Turin jusqu'à ce que fussent connues les intentions de S. M. le roi à l'égard des présentes hostilités, 2) Peu d'hcures après leur arrivée à Novare, l'armistice signé le 26 mars leur fut notine, et Radetzky se déroba, le méme jour, Drouyn de Lhuys écrivait à Bois le Comte de suivre le Gonvernement sarde partout où il tran* sporterai t sa residence. Pendant la semaine tragiqne qui sui vit Novare, Victor Emma­nuel avait regagné Turin et prete le serment constitutionnel tandis que son pére, trahi par la fortune, avait renoncé à la couronoe et s'était acheminé vere l'éxil d'Oporto en traversami le midi de la France d'Anta bea a Bayonne. Son passage incognito souleva un ìncident protocolairé. Le consul de France a Nice n'ayant pas averti le préfet du Var de la présencc de Charles Albert en territoire francais, Drouyn de Lhuys regretta vivement qu'aucune autorité francaise ne se fut mise à la disposition du roi a Antibes le 27 mars. On songea mime déplacer le consul mal informe (M. Flcury), à qui l'on imputa d'avoir empéché une démarche de deférence aupros de l'ex souverain; mais

, ). Le 18 mars 1849 (A. Q. 0,, cit.). (Le 21 mar, Abercromby au nom de Palmerston, avertit Charles-Albert que c'était à scs risqnea et périls qu'il avait
cntrepris la guerre). ' u
2) Boto le Comte à Drouyn de Lhuys, le 25 mars 1849 (A. Q. 0. d10 )..