Rassegna storica del Risorgimento

FRANCIA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1950>   pagina <516>
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Cesar Fidai
veux toujours lui dire la véri té, je veux aussi qae inea ministres la lui disent; il faut suivrc une tigne et, quanti on l'a adoptée, le dire franchenient. Ce sera toujoars ma politique à l'intérìeur et à l'extéricur. Le roi assura les représentants de la France et de l'Angleterre qu'il ne voulait pò in t séparer sa cause de celle de l'Europe ni la com-promettre par une ambititm insensce: Je sais qucls sont les mauvais conserls qui ont perdu mon pére, et je veux les éviter. Il rappela bien aux deux diplomates qu'il s'agissait d'une exécution loyale de ramasti ce sans froissemen-ts inutiles et les congédia sur ces fortes paroles. Je vous aerai fort reconnaissant de ce qne vous ferez pour nous et soyez surs qne je ne vons compromettrai pas en manquant à ma parole. ?
* Le mème jour, Boia le Comte reout de Paris des instructions en règie afin d* user de l'infiucnce qu'il pouvait avoir sur Radetzky ponr obtenir qne les instan-ces des denx plénipotentiaircs piémont ais de Revel et Dabormida eussent un resulta t favorable. Reprenant le thème dcveloppé par Thiers aa baron Hiibner, Dronyn de Lhuys s'exprimait assez catégoriqnement j'espère qne vous réussirez par vos bons offices à convaincre ftL le Maréchal Radetzky qne, si les conditions vraiment trop dures de cet armistice et blessantes pour l'amour propre national n'étaient pas adou-eicSi il en resulterait un état d'exaspération qui serait à la foia un danger pour notre pays et pour l'Autriche ellemème puisqu'une étincclle partàe de ce foyer qne le mé-contentement public attiserait sans cesse, pourrait facilement allumer un incendie qui s'étendrait à tonte l'Italie. 2) Le lendemain, des instructions fernies rappclcrent au représentant de la II* République qu'en cas d'invasion de la Savoie la France ne pourrait assister passivement à son occupation.3)
Le 30 mars, à Milan, Radetzky et le general Hess recurent Bois le Comte et Aber-cromby, ils plaiderent de leur mieux la cause du Piémont mais n'obtinrent du maré­chal qne de vagues promesses fondées sur la generosi té de Schwartzenberg qui avait été ministre imperiai a Turin. *)
En France, l'opinion, jusqu'alors asseZ; indifferente,s) commencait a accorder sa sympatbie à Charles Albert en raison de sa noble attitude dans le malhcnr et le maintien du Statut plaisait aux libéraux et mème aux démocrates, l'Assemblée en venait à souhaiter le statu quo ante beUum. Les affoires d'Italie passèrent à l'ordre du jour parlemcntaire.
À l'Assemblée, Bìxio esaaya d'administrer la preuve quo la sécurité de la France était Uée à celle du Piémont et quo l'Italie ne pouvait cessero d'ètre l'objet de toutes les sympathics et de toutes les preoccupa ti ons de la France. Drouyn de Lhuys rappela le rdlc des agents francai et anglais dans la conci usi on rapide de l'armistice de Novarc, il gè défendit d'avoir offert P armistice à main armée et résuma tonte la politique francaisc a Tnrin sous cette forme concise: ce Nous a vons offert un armistice diplomati-que. Nous avons dit à Charles Albert: si vons attaquez l'Autriche, nous ne nous enga-geons pa a défendre votre tcrritoircj alors mème qu'il serait envahi. Thiers fit naturellement triompher une these prudente: celle de la paix précédée de négocia-tions. En réponse au député Billant, du ccntre-droit, qui partisan de la guerre, avait
i) Gotte curieusc profcsaioii de foi politique de Victor Emmanuel a été relatée par Bois le Comte dans sa dépéche du 29 mora 1849 (A. Q. 0. d10 ).
*M) Drouyn de Lhuys a Bois le Comte Ics 29 et 80 mora 1849 (A. Q. 0. d10 -).
J Dép- de Bois le Comte du 30 mars 1849 (A. Q. O. - - d"> ).
5J Le composi teur G. Verdi fieri vai t alors à la eomtease Maffeij La Franco n'est pas contraire a l'Italie, elle Ini eat Indifferente.