Rassegna storica del Risorgimento

FRANCIA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1950>   pagina <517>
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La IIC République, ecc. 517
critiqué la ncutralité gouvcrnementale par cette cinglante apostrophc: ori a fait rire l'Europe avee Ics conférences de Bruxelles. Thiers démontra qu'il n'y avait que troia solutions possibles dcvant la victoire autricbienue: faire la guerre, négocier ou parai-tre faire quelque chose. Il écarta d'emblée la première solution qui risquait d'étrc un tcrrìble cnseu 1 contre 3, ear le tsar Nicolas I et le parlemeut de Fraucofort auraieut pria le parti de l'Autriche tandis que l'Angleterre serait dcmeurée attachéc aux traités de 1815. Odilon Barrot, présidcnt du eonseil, ciò tura le débat par ces paroles: La aitua-tion actuelle n'exige pas du Gouvemement irancais qu'il cu tre dans voies de la guerre.
Le 31 mars 1849, par 444 voix contre 320, l'assemblée adopta un ordre du jour présente par Bixio, rapporteur du comité des aflaires étrangères, ordre du jour laissant les mains libres au Gouvemement: L'Assemblée déclare que, pour mieux garantir l'intégrité du territoire piémontais et mieux sauvegarder les intércts et l'honncur de la France, si le pouvoir exécutif croit. devoir prèter à scs négociatcurs l'appui d'une occupation partielle et teiuporairc de l'Italie, il trouvera dans l'assemblée nationale le plus cntier concours. De ce teste, visant la situation du Piémont au lendemain de Novare, devait sortir... l'expódition de Romei
Le seul résultat izdmédiat de ce réveil de l'inquietude francaisc devan t le succcs militaire de l'Autriche fot que Radetzky ajouraa temporairemcnt son dessein d'occu-per immédiatement Alexandria*
Gioberti, devenu ministre sans portefeuille, et Gallina, un vétéran de la politique piémontaise, furent envoyés à Paris, par le gouvemement de Victor Emmanuel II dans l'espoir d'obtenir une intervention directe du Prince-Président et de ses ministre afin que-le Piémont ne restat pas seul en face de l'Autriche dans la négociation du traité depaix. En méme temps, R. d'Azeglio, ministre de Sardaigne à Londres, s'eflbrca de son coté de gagner l'appui du cabinet de Paris par rinterraci di aire d'A. de Tocque­ville, délégué de la France à Bruxelles. Tocqueville promit que tout se résoudrait à Vienne d'une facon honorable, surtout l'amnistie devant permettre aux Lombardo de regagner leur patrie. II y eut certainement, à PElysée, des entrevues secrètes entre le Prince Président et Tocqueville; Louis Napoléon Bonaparte fit augnienter l'effectif des troupes rassemblées à Lyon et ordonna qu'on les rapprochàt des Alpes; mais il ne put faire davantagc, surtout après les élections conservatrices du 13 avril 1849.1)
Schwartzenbcrg s'était presque engagé vis-à-vis de la France en promettant ìi son représentant à Vienne, de la Cour, dès le 16 mars 1849, qu'en cas de victoire, il ne demanderai aucun aacrifìce territorial au Piémont et que ses exigences se borne-raienl à une indemnité, assuranceB qu'il renouvela les 21 et 22 mars. A Lord Ponsonby, représentant anglais a Vienne, le méme langage avait été tenu. A Milan, Radetzky avait été non moins esplicite avee Boi le Comtc: Si j'étais le maitre, lui avait-il dit, la paix serait Mento t faite et jc no demanderais qu'à quitter le Piémont. Ces aesurance* dissipaient la craintc de voir l'arméc autricbienue s'avancer jusqu'aux fronlièrcs francaisca. 8) Boia le Corate, Iui-mcmc, decongelila une entrée preventive
!) Voir SFORZA. Vincenzo Gioberti, ministro plenipotenziario a Parigi, in Rassegna storica del Risorgimento, 1921.
2) Ces promesse coniribuferent sane douto a d6touracr-vers Ics Etats romains le corpa d'observation rnssemblé au pied dea Alpes. Le 17 avril 181-9, après le vote d'un crédit de 1.200.000 fi pone on entretion, il prii le nom de Corps expé-ditionnaire de la Mediterranée , ìndice du changement d'oricntation et le general Oudinot, chef de l'arraée des Alpes, en prit le commandement.