Rassegna storica del Risorgimento

FRANCIA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1950>   pagina <519>
immagine non disponibile

La IV République, ecc. 519
envisagèrent un reaverseraent complet de la polìtique suivie.à Turin depili quatorze ans, e est à dire un retcrar à l'alliancc austro-sarde du 23 juillet 1831. Les gibelins se groupaicnt autour de Pinelli qui pensait que l*on devait traiter directement avec Radetzky dans Pespoir que l'Autriche se ferait la presidente désintéressée d'une confédération italienne. Mais le noeud des difficultés devait ètre tranché plutót à Vienne qu'à Turìn.
Dès le 22 mars, Drouyn de Lhnys fit rappeler, par son envoyé dans la capitale autrichienne, les promesses de désintéressement tcrritorial antérieures à la victoire des années impériales et, en mente temps, le ministre des affaixes étrangères de la II* République demanda sous quelles formes et par quelles explications le cabinet de Vienne cntcndait préciser ses engagement et ses garanties. *)
A Londres, Pabnerston ne voulant pas d'une occupation autriebienne du Pie-mont afin que la Franee ne s'assuràt, elle a nasi, des gages territoriaux dans les États Sardes, le représentant de la République fit tourner les appréhenaions du Foreign Office à Pavantage du Piémont en tenant ce langage à Pabnerston: Si l'Autriche avait la prétention d'occupcr une ou plusieurs parties des États Sardes, la Franee prendrait immédiatement des garanties contre toutes les éventualités qu'une parcille occupation, que rxen ne justifie à ses yeux, rendraient imraédiates; e'étaifc Merla polìtique de Pal-merston à celle de Drouyn de Lhnys. A Paris, Gioberti, devenu représentant officiel de Victor Emmanuel II près la II" République, tint le gouvernement franeais au courant du resultai des premi ères prises de contact austropiémontaises, par les renseignements que, de Turin, lai envoyait le general de Launay. L'Autriche avait mis en face des envoyées sardes un partenaire iutraitable, M. de Bruck, ex-commis dans une maison de commerce. Il avait commencé par présenter une facture détaillée des sommes dues par le Piémont a savoir 216 millions de livres autrichiennes pour PÉtat, 20 mil-lions pour les particuliers,2) plus des dédommagemcnts à verser aux duca de Parme et de Plaisance; ensuite il s'était montré réticent quant à l'amnistie à accorder aux Lom­barda. En réalité, de Briick commencait un marchandagc, mais l'énormité de ses exi-gences avait effrayé ses partenaires. Or, les instructious données à ceux-ci (Gioberti les communi qua confidentiellement à Drouyn de Lhuys) consistaient à: Repousser tonte alliancc avec l'Autriche.
À poser pour base principale de tonte tractatiou l'intégrité territoriale des Etats Sardes.
À offrir une indemnfté de guerre de 40 millions, pouvant s'élever jusqu'ù 60, mais pas au-dclà.
À obtenir l'evacuatimi du tcrritoire sarde dès quo la paix serait signée.
À iaire promulguer une plciiie et cntlcre amnistie en faveur des émigrés.
Drouyn de Lhuys fut désugrèablemcnt surpris des propositions de M. de Briick, surtont de Péuormité de l'indemnité de guerre et s'inquieta pour Nice et la Savoie.8)
La volontà mamfestée por les mililaìres aiilrichiens, le 13 avril, d'occupcr Alexan-drie inquièta moina la Franco, Bois le Comte ayant considéré ce gesto cornine sans importance et s'ètant borné à consetUer ù Turin de ne pas consentir au désarmement de la garde ustionale, avis a u quel so rafliòrent les ministre? de Victor Emmanuel.
i) Voir; DE GUICIIEN, Ltm questiona mropienne et la diplomati* des puissan-e ous la II* République frunfaise, Paris, 1925, t. I".
2) cc qui presentali la valeur de 200 millions de francs-or.
3) iastructfons ministériellca du 24 avril 1849 (A. Q. O. F. Turin d10 ).