Rassegna storica del Risorgimento

FRANCIA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1950>   pagina <520>
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Cesar Vidal
Effectivcmcnt, le 24 avril 1849* les soldats autrichiens, cornine cn 1821, occu pèrca t Alexandrie au milieu d'une population silencicuse, peut-étre un peu raalgré Radetzky à qui Vienne réclamait dea rcnforts pour la Hongrie.
La médiation avait été offiicielleinent sollicilée à Paris et à Londres par un envoyé extraordinaire piémontais, Gallina, exministre des finances de Charles Albert. Drouyn de Lhuys accepta pour ne pas laisser le Piémont à la merci de l'Autriche. Pour la rendre efficace, puisque le prince de Schwartzenberg n'y était nuUcmeut favorable on songea à compenser l'occupation d'Alexandrie en faisant flotter le drapeau tran jais sur un point des Etats sardes. L'occupation de principe fot accoinpagnéc de l'envoi à Vienne d'éncrgiques représentations contre les exigences de l'Autriche. ) Enauite, Drouyn de Lhuys sonda Bois le Comte pour lui proposer l'occupation de Gènes, la Savoie et Nice étant exclus cornine preuve de loyauté.2)
Victor Emmanuel et ses miuistres acceptèrent un débarquement éventuel de troupes fran;aises à Génes, mais avec la réserve qu'il ne serait effèctué qu'à la dernière extrèuiité, lorsque tout espoir d'ameuer l'Autriche à accepter des conditions raison-nables serait perda.
Une maladresse de Gioberti, maladresse verbale sans doute, gèna à Paris la tàche delicate de Drouyn de Lhuys. H affiena trop haut les prétentions du Piémont sur le duché de Parme et se montra trop loquace sur les embarras que pouvait causer à l'Au­triche la guerre de Hongrie. Ayant mal choisi ses confidente, les propos de l'auteur du Primat furent rapportés là où ils devaient sembler très mal sonnants.3) Drouyn de Lhuys faillit se raviser quant à la médiation, il jugea mutile une intercessiou d iplo-matique et s'interrogea sur ces points. Que demande-t-on à la Francc? Le ròle de euppliants ne peut nous convenir. L'intercession serait dangerense pour le Piémont et pour nous fort peu digne, inéme elle serait intéressante pour l'Autriche. La média­tion officielle est impossible, si l'uni: des deux parties désire qu'elle n'aboulisse pas.
Gallina s'eflorca d'éclairer le ministre du Prince Président. Il déconseilla une occupation de Génes dont les traditious républicaines et les tendances séparatistes étaient une menace pour la dynastie et préconisa Pétablissement de garnisons francai-ses dans quelques forteresses de la ligne des Alpes; c'était raisonnable pour rendre l'Autriche plus accommodante. Dans cette éventualité, le gouvernement piémontais tout d'abors recommanda l'entrée des troupes francaises par le M. Cenis avec avant-gardes à Suse et occupation de Pignerol et de Féncstrellcs; 4) puis M. d'Azeglio, sue-cesseur de Launay à la tète du ministère, proposa le débarquement de 30.000 soldats francais à Spezia cn examinant sous quelle forme ce concours serait demandé Finale** mcnt, on se borna à n'agir militai re-meri i, qu'à Home; il est vxai que le roi Victor Emma­nuel se montrail plus réscrvé que ses ministres à la pensée de voir une seconde armée étrangère pénétrer dans ses Etats,5) Vienne avait prévenu l'orage en donnant quel­ques gages de bon vouloir, Schwartzenberg promit ù de La Cour que Fon traiterait sur la base de 100 millions et quo Alexandrie serait cvacuée aussitòt la paix ignee, ce que de Thom confinila personncllcment à Drouyn de Lhuys. Les grandes
!) Drouyn de Lhuys à Bois le Coatte, le 25 avril 1849 (A. Q. O, dl ). -) Le 24 avril 1849 (A. Q. O. - - dP ).
3) Drouyn de Lhuys a Bois le Corate, lo 26 avril 1849 (A. Q. O. - - d ), *) Dép. de Bois le Comte du l" mai 1849. (A. Q. O. d' ). 5) J'iù trouvé le roi très froid sur l'affaire de l'occupation de Génes (Dép. de Bois le Comte du 3 mai 1849 (A. Q. O. ài ).