Rassegna storica del Risorgimento

FRANCIA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1950>   pagina <521>
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La li* République, ecc. 521
ligues du fu tur traité de paix étant ainsi arrétées, Autrichiens et Piémontais n'avaient plus qu'à en discuter Ics points de détail. Les rapports franco-sardes portèrent sur d'autres questiona: affaires de Gènes, réglement des rivalités consulaircs en Palestine, témoignages de cordialité réciproques des deux chefs d'État ete., en attendant la fin des négociations engagées à Milan.
Boia le Comte fot le témoin, parfois le confident, des sérieuses difficoltés que dut surmonter le jeune souverain au lendcmain de Novare et surtout après l'entrée des Autrìchiens à Alexandric.
Le 14 avril 1849, le fu tur roi d'Italie parla à coeur ouvert au ministre de Franco en ces termes: Ce qui s'est passe dans les dernières années du règne de mon pére est lecon pour moi et j'en profitterai. Personne ne connait mieux que moi l'histoire de cette epoque. J'avals la certitude que je serais un jour appelé à réparer des maux dont j'étais témoin. Je les ai enregistrés avec un tei soin, que je ponvrais en rediger un curieux récit, mais il servirà au moine a ma situation personnelle. Un parti trompait le roi, le roi trompait tout le monde; mais moi, je suivrai un system e de vérité et je ferai appel à la uation en m'appuyant toujours sur elle. Si l'on m'y force, je donnerai le suffrage oniversel et j'irai moi-mème parler aux électeurs. *) Une grave maladie du jeune roi, laissant peut-étre prévoir une régence de 13 2) ans, vint encore compliquer la tàclie da gouvernement piémontais aux prises avec les exigences de l'Autriche et un vent de fronde qui semblait soufflcr sur ce pays jusqu'alors calme.
Gènes, voisine de la turbolente Livourne, craignant d'ètre livrèe à une occupa-tìon autrichienne, se souleva le 1 avril, pendant quelques jours, l'insurrection demeura maitresse de la ville et, le 5, elle fut reconquise par la division du general La Marmora. Ie consul de Foranee, Leon Favre (frère de Jules Favre), par son attitude au cour. de l'émeute, s'attira tour à tour les lonanges et les blàmes du gouvernement de Turins Si l'on en croit les rapports qu'il adrcssa à Turin, son role aurait été des plus importante. Il aurait empècké le pillage d'un bàtiment, qui apportait 14.000 fusils cédés par la France au gouvernement piémontais et il aurait contribué à dèlivrer la femme da general Asarta, gouverneur de la ville, ainsi que ses trois enfants que les insurgés gardaient comme 6tagcs et qu'ils mcnacaient de mettre à mort si la ville était attaquéc. D'accord, avec le gouverneur, il aurait ensuite donne des passeports à tous ceux qui voulaient quitter Gènes. 3) Apprenant ces événements, Bois le Comte lui recommanda inatamment que rien dans saconduite ne pùt faire penser qu'il voulait s'en-tremettre entre le gouvernement près lequel il était accrédito et ceux qui avaient secoué le joug de son autorité, devant 8e borner à faire respecter le pavillon national, les cifcoyens francala et lenrs propriétés. *) Quant aux 15.000 fusils, on Ics dirigea sur ViKefranche et Nice spus la protection d'un navirc de guerre francais: le Tonnerre. Dans un rapport ultori cor, Leon Favre donna de plus amples détails sur sa conduite. U aurait donne aefle à la comtesse de Bellegarde, à plusieurs personnes de distinctìon, arraché le general Mancori dea maina des insurgés l'aurait conduit au consulat au milieu des grand dangers, gràce à lui, un amirai et sa suite auraient tronvé reftige à
i) Bois le Comte à Drouyn de Lhuys, le 15 avril 1849 (A. Q. O. d10 ). '- Victor Emmanuel II SOM f fruii alors d'un erysipèle. 3) Dep. do 4 avril 1849 (A. Q. 0. d> ),
Farmi les anela un certain Reta tre* compromis dans la gcnèeo de rumente. On devait diriger mar la Franca ces proserits quidebarquèront A MarscUle,
*) Bois le Comte a Leon Favre le 4 avril 1849 (A, Q. 0. d ).