Rassegna storica del Risorgimento

FRANCIA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1950>   pagina <522>
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S22 Cesar Vidal
bord du vaisseuu de guerre frane ais ancré dans le port. Favre, surtout, se serait op­pose à ce que Ics insurgés libérassent 1.200 forcats délenus dans le bagno de Gène en faisant débarquer des marins du Tonnerre sous le commandement du capitaine de Gasquet, aide que le directeur du bagno Del Canto aurait acceptée avec reconnais-sance. Leon Favre se serait également entremis avec de Gasquet pour ha ter la conclu-sion de l'armistice du Gavril en conduisant la deputation dcs révoltés auprès du general La Marmerà. L'ordre rétabli, le conseil municipal vota effectivement des remercie-ments à Leon Favre et à de Gasquet en lenr offrati t l'exprcssion de sa plus vive recon-naissnnee (12 avril 1849).J) Le 21 avril, le roi Victor Emmanuel II decora Favre et de Gasquet de la croix des S. S. Maurice et Lazare dont le ministre de Lannay lenr fit transmettre Ics insignes. Cependant, ultérieurement, après cnquète, le gouvernement de Turiu devait protester a Paris contro la véritable attitudc de L. Favre au cours de Temente et obtcnir son rappel à l'insu de Boìs le Comte (aoùtseptembre 1849), rappel accompagno de la promotion au grade de commandeur des S. S. Maurice et Lazare; ce qui fait que les dessous de cette affaire demeurent mystérieux.
Dès le début de son règne, Charles Albert avait songé à assurer à la Sardaigne une sorte de pròlectorat moral des catholiques en Oricnt et, à la suite de la revolution de 1830, M.if Lozana à Bcyrouth et les consub de Sardaigne à Jérusalern avàient vécu en état de livalité permanente avec les consuls de France en Palestine. Après la chute de Louis Philippe, loin de s'apaiser, cette lutte d'influencc et de prestige avait été exacerbée par le voyage de M.B* Ferrieri, légat apostolique, qu'unc corvette sarde avait transporté à Constantinoplc, et par l'attitude de M.*r Valerga, prélat sarde, devenu patriarche latin de Jérusalern. Bastide avait reclame non sans aigreur tant à Turin qu'à Rome au mois de juin 1848. Au cours de l'année 1849* la vieille querelle cessa par effort mutuel de bonne volonté. Dès le mois de février 1849, Gioberti, pcu soucieux de coni plications en Orient, avait donne l'ordre a son consul à Jérusalern, Castellinaud, de ne plus s'ingérer dans les afTaires du protectorat des Catholiques afìn que la bonne h armonie ne fùt plus troublée entre les agents consulaires. H renou vela k Bois le Comte l'assurance déjà donnee par un de ses prédécesseurs le 20 oct. 1848, pro­testami de son désir de ne pas voir la Sardaigne se mcttre en concurrence avec la France dans l'Empire Ottoman. Sur place, tout devait s'apaiscr au cours des premiers mois du règne de Victor Emmanuel II. M.r Valerga, mis dans une si tu a tion difficile par la finte de Pie IX à Gatte, accepta la subvention que lui offrait le consul de France à Jéru­salern.2) Le 25 aoùt, Castellinaud recut l'ordre d'abandonner son poste et de laisscr les sujets garden sous la protection de la Franca. Cette suppression, C-cri vait le consul de France M. Botta, met fin a la guerre qui nona était faitc lei et qui a tant preoccupò nos prédécesseurs.3) Avani de partir pour Sin y me, son nouveau poste, Castellinaud se tint atix còlés de Botta lors du scrvicc funebre célèbre en l'Egtise du S. Sépulcre, àia mémoire de CharleB Albert doni les malhcurs avaient rendu la mémoire précicuse à tous les amia de la liberté. *) Un point de friction franco-piémontais était oliminé sans heurtn.
1) Bois le Comte a Drouyn de Lhuys, le 18 avril 1849 (A. Q. 0. d"> ).
2) M.Br Valerga recevait une do tati on de 2000 écus romaim sur la cassette particoliìarj du Pape* Le 27 avril, la France decida de prendre cette somme a sa charge.
'MI Dép. Botta dea 25 aoùt et 19 sept. 1849 (A. Q. O. Correspondance politiquc du Consul de Jérusalern).