Rassegna storica del Risorgimento
IRREDENTISMO
anno
<
1951
>
pagina
<
256
>
CONTRIBUTION A L'HISTOIRE DE L'IRREDENTISME
Je voudrais inserire dans t'kistoire des relations franco-italiennes deputs 1903 celle des Bcntiments irrédentistcs, dont revolution e été salvie par de nombreux erudita italicns auxquels la connaissance des documcnts du ministère frangala des Affaires étrangères est naturellement pea familière.
Quand Panetti, à qui avait été dù en grande partie le rapprochement entre les-gouvernements de Rome et de Paris, x) quitta le pouvoir au printemps de 1903, on exprìma dans diverses cbancelleries des regrets sincères. Àprcs tout, c'était à lui qu'était dà aussi le renouvellement de la Triplice. En tout cas, son départ coincida avec des difficultés entro l'Autricbe-Hongric et l'Italie: le 10 mai, un décret du ministre de l'Instruction publique austro-hongrois avait décide le transfert, dans un nouveau ceutre universi taire, des cours profesaés en langue itali enne: rUniversìté d'Innsbruck; des troubles éclatèrent dans cette ville entre les étudiants dea deux nationalités, pois à Trieste, où l'ori réclamait l'instali ation d'une universi té. M. Bar-rère, ambassadeur de Franco à Rome, sur la téte de qui ont bien, pu tomber récem-meni les foudres de M. Nitti, 2) mais qui a trouvé dans M. Serra un interprete objeciif3) mit au courant le Gouvernement frangale de cette reprise de l'irréden-lisme; dans sa dépéche du 30 mai 1903, il indiquait que, sous le coup de ce réveil d'un sentimcnt populaire puissant, la France redevieni la nation amie >. Le sèna* teur Pieranioni, qualifié en droit international, harangna les étudiants romains sur le sort de Trente et de Trieste.
Sant doute, au moia d'aoùt, le roi Victor-Emmanuel accordait au maréchal Stei-ningen, envoyé par l'Empereur dans la péninsule a l'occaaion des manuìuvrcs ita lìennes, le grand cordon des Saints Maurice et Lazare. Mais ces manoeuvres avaient toni de méme lieu ù la frontière austro-hongroisc et des démonslrations francopbiles eurent lieu dans Fété et l'automne à Milan, Rome, Turin, Génes et Fon caressait, semblait-il, à la Consulta, l'institution d'une sorte de Triplice mediterranéenne, avec la France et l'An gì eterre, à quoi le voyage des so u ver ai ti s italicns devaient préparer les eeprits ainsi que Pévcniuel voyage du Président francale Loubet à Rome: e'au-rait été un coup direct porte à la pepante et un coup indirect asséné à l'Autricke? Hongrie.
Les bonnes relations ainsi inaugurées entre la France et l'Italie se vérifièrcnt dans le cabinet Gioliti!, où M, Titioni tenait le portefeuille des Affaires étrangères, lors du passa gc de la flotte france ise à Génes (dépéche de Barrère, 10 mai), et à MonteciIorio Barziuri prononga, le 17 mai, un discours très vif contro la Triplice. Le Gouvernement austro-I longroit, d'ani re pari, demandait une augmentation subslan-lielie des crédit miliiaires, à biqueUe correspondait un projet analogue du cabinet romani. Rieciotti Garibaldi amioucait qu'il disposali de 35.000 hommes en vne de temer tra coup de main contro l*etmemi héréditairc. A Innabruck des incidente sanglants cclataient, et VAvàntì tortali de sa reserve habj lucile en mattère dlrré-
i) Voir le Livre juune, Las accorda franco'itoliena du 19QO-1902, Paris, 1920, in4.
:j9 Rivelazioni, Roma, 1948, h>8.
*) Camillo Barrare e Vlmesa italo-francese, Milano, 1950, in8.