Rassegna storica del Risorgimento

IRREDENTISMO
anno <1951>   pagina <257>
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Contribution a Vhistoire de Virredentisme 257
dentisme on condanuiant sévèrement le Gouvernement de Vienne (dépéche de Bar­rire, 10 novembre 1904).
La burine volonté de l'Italie à l'égard de la Franco senibla se consolidcr, en dépit d'ano prudente prise de contact du Présidcnt Giolitti avec le Chancelier de Bu-low à Honibourg, après quo furent connus Ics accorda franco-bri tanniques du 8 avril 1904, qui mettaieut fin n une vieille concurrenee entro Ics denx pays. Dèa lors, ritalie uétait pas en état de défendre ses propres cótes contre Ics lloti.es unica des pays de l*Entente cordiale.
Mais le voyage de PEmpereur Guillaume II à Naples determina un changement d'orientatiou ; des toasts fnrent prononcés dont le caractère très tripllcien suscita le protestations très énergiques de Barrère auprès de Tittoni. Gelui-eì fit tous ces efforts pour annuler tour ce qne ces dèci arati ons offici ellcs avaient eu de fàcheux.
Mais le Gouvernement italien, qui négociait en niéme temps sur le marche francais la couversion de la rente, était sur le qui vive à propos de bruita, d'origine certainement allemande, touchant la constructio, et l'exploitation du port de Tripoli par une compagnie francaise, ou un prétendu accord entre Londres et Paris au sujet de FEtbiopie. Tout de méme, quand Fortis, prévoyant une réorganisation de la défense nationale, envisageait un renforcement de la flotte italienne de FAdria-tique et un programme de travaux dans les ports de Veni se, Ancone, Brindisi, Ta-rente,. e'est du coté de l'Autriche que, celie fois, il tournait les yeux (mai 1905).
De fait, le parti belliciste se foriifiait à Vienne, et il apparaissait que FAHc-magne ne faisait rien pour retenir PAuiriche-Hongrie dans ce sens (télégr anime de Barrère du 3 février 1905). Barrère insistait auprès du Ministre Delcassé pour une entente entre la France, l'Angleterre et l'Italie, et agissait dans ce sens auprès de Tittoni, Luzzatti, Rattazzi.
Mais qne de questiona restaient cncore à trailer, à régler pour arrivar à un pare il accord.: celle des missions catholiques, celle d'Abyssinie, celle de Créte, cèlle da Maroc. Néanmoins, revolution des sentiments italiens semblait s'opérer très favorablemeni dans le sens de l'accord avec la France: on le vii bien dans tonte la négociation d'Algésiras. qui (levait choquer celie fois le Gouvernement allemand. Kous n'insisterons pas ici sur cet aspect des relations internationales, qui nécèssi* terait d'étre étudié en particulicr. Non plus sur l'effet prodnit en Italie par Panne* xion de la Bosnie-Herzégovine par l'Autriche. Il su flit de rappéler à ce sujet la parole de Fortis, disant: Le seni état qui nous menace en fait do guerre, c'est l'Autriche . Barellai montali de son coté à la tribune pour réclamer des compensations à cotte annexion.
Tittoni, moina audacieux, louvoyait, essayait de conci licr une fidélitc inébran-lable à la Triple Alliance et l'amitié sincère envers la France et l'Angleterre . II. o (firmai t qu'il -n'avak trouvé dans les archives dìplomatiques dn royaume aucune justiiìcatlon atix revendlcatious formulées par Barzilal (décembre 1908). Berapiacant Tittoni, di San Giuliano reprcnait, ea 1910, Ics mémes propos, faisant à Montecitorio l'éloge de la Triplice, se dressant contro l'irredentismo qui, selon lui, heurtait le peuple italica soucieux de pnix, désireux de rester en rapport do cordlalité avec ses voisins et alliés, et alluni jiisqu'ù He montrer favorahle au renouvellement anli* cjpé de la Triple Alliance, qui n'arrivati a échéance qu'eu juillet 1914; de fait des négociations s'ouvrirent ù ce sujet ù la fin de juillet 1911.
Le Ministre oustro-hongrois des Affuires étrangères, le baron d'Aehreutbal, ne croyait pas, toutefois, i la bonne foi de son inierlocuteur romain : le 19 decora.*