Rassegna storica del Risorgimento
IRREDENTISMO
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258 Georges Bourgin
bre 1911 li fnisaii, en corivant à snn représentant à Rome, le procès du <r doublé jeu italien: <r Depuis le fmueux tour de valse, J) on s'est trop habitué en Italie à rindolgenee dea alliés, et on a cherché à se couvrir de tous les còtés par tonte* sortes de liuisons... Il faut rompre avcc cctte politique italienne faisant les yeux doux de tona cótés, et par suite indecise, qui provoque che nous de la défiance et f a il revivre en Italie Pespoir dans les aspirations nationalistes .
AehrentUal meurt le 17 février 1912; le comte Berchtold, qui le rem pi a ce, va s'appuyer sur le dévcloppement de la politique libyque de l'Italie pour la détacher de l'attrae! iou francasse. Ai usi, en dépit de l'estensi on de l'influente autrichien ne dans les Balkans, du problème albanais, de la question serbe, l'attitude du Gouver-nement italien redevient nettement triplicienne. L'assassinai de l'Arcbiduc Francois-Ferdinand à Serajevo, le 28 juin 1914, survient quelques jours seulcment avant la mise en vigueur de la Triplice renouvclée.
Elle ne l'étail que pour quelques moia: le 20 mai 1915, trentetrois ans exacte ment après la signature du premier traile triplicien, la Chambre italienne approuvait la politique du Cabinet Salandra-Sonnino. Trois jours après, Victor-Emmanuel dé-clarait la guerre à l'Autrichc-Hongrie. Une évolution compliquée s'achevait, au conre de laquelle l'irrédenlisine a collaboré avec la francophilie pour affaiblir la Triplice et détacher l'Italie des Empires centraux.
GEORGES BOLTHGIN
I. DÉPÉCHES DE VAMBASSADEUR DE FRANGE À VIENNE
Vienne, 8 décembre 1908.
Le projet de création d'une università italienne en Autriche contìnue à agiter l'opinion publique, sans qu'on piasse prévoir encore dans quelle mesure Ze Gou-vernement autrichien jugera possibte de donner satìsfaction à la demande si éner-giquement formulée par ses ressortissants de langue italienne*.
Le Buron d'Aehrenihal avait déclaré qu'en principe on ovati décide de le (aire, mais qu'il était impossible de paraitre céder à Fémeute, qu'il fallati attenére un retour de sagesse et la soumission des étudiants italiens pour leur donner satìsfaction. Mais, ce ne som plus les étudiants seuls qui réclament une proni pie solution, c'est, on petit dire, tonte la populatìon italienne du Sud-Ouest de VEtat autrichien qui a mis aujourd'hui cotte question au premier rang de ses revendicatìons nalionales et le retentìssement que les demiers incidenti de Vienne ani eu à la Chambre italienne et dans tonte la Pénmsule n'est pas de nature à cahner celle agitation. S'il n'y avait à lenir cotnpte que de l'opposition allemande, le Gouvernement autrichien se résignerait sans dotile à /ire la concession demandée. A Vienne surtout, l'opinion et la presse paraissent le pousser dans celie noie
Mais Ut question se troupe compliquée par d'autres rivalités natìonales. Les Tchèques déclarent que si Von aree une uni versile italienne à Trieste, ils rechi-
i) A Algésiras, sclon le mot célèbre de Biilow.