Rassegna storica del Risorgimento

IRREDENTISMO
anno <1951>   pagina <260>
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Georges Bourgin
II sfrati bien difficile en effet de concevoir commetti le Gauvernement francais pour-rait praliquer une politique qui aurait pour resultai cerinin de nous bróuiller avec nos alliés et nos amis, avec ceux doni nous rapproche.nl les affinités de race aussi bien que nos intèréts. Ce serait l'aitandoti de la politique suivie jusqu'ici avec toni de succès par la France et de toutes les revendications quelle comporte.
Il ne semiti e. pas malheureusement, et je ne le saurais méconnaitre, que Vopir nion pubi i que en Europe, et notamment en Italie, soit aussi éclairée sur la direc­tion réelle de la politique pratiquéc à Végard de VAutriche par le Gouvernentent de la République. Sons recberclier ici les causes qui ont contribuà à Végarer, je me bornerai à exposer les conséquences de eet étai d'esprit, telles que je puis les, constater autour de tuoi.
Il est certain que sous Vinfluence de l'atiitude très favorable à VAutriche prise par un grand journal francais, et notamment des anicles auxquels je fais altusion plus hautt et aussi sur la nouvelle rèpandue par la presse, et qui n'a jamais été contredite, que la réponse de M. le Président de la République à la lettre auto-graphe de VF.mpereur Francois-ioseph ne conlenail aucune réserve sur Vannexion de la Bosnie-Herzégovine, malgré le fati de la violation d'un tratte international; cnfin sur l'interprétation tendancieuse donnée aux efforts de la diplomatie francasse pour éviter la rupture de la paix, l'opinion publique itàlienne s'est confirmée dans cene idée que si le France ne va pas jusqu'à prendre ouvertement parti en faveur de VAutriche, elle a pratiqué néanmoins dans ces derniers temps une politique favorable aux vues et aux desseins nationaux dans lesquels s'est engagée la doublé monarchie. Tette est la convictian qui s'est rèpandue ici d'une fagon regrettable dans tous les milieux politiques.
Votre Excllence n'ignora pas les sentimenis qui animent l'Italie vis-a-vis de VAutriche, et Vantagonisme d'intérèts qui existe entre ces deux nations. Qu'on ali pu croire que la France prenoti dans le conflit orientai le parti du fori cantre le faible, voilà qui a produit, j'ai le devoir de le constater, une pénible impression sur l'opinion itàlienne, et qui n'est pas pour augmenter auprès d'elle notre crédit ni notre populariié. Il s'est dil à ce propos dans la presse et dans les cercles poli tiques, des choses auxquelles je ne cache point que j'ai été personnellement sen-sible. On a rappélé que nous avions nous aussi des frères dont nous étions séparés et on a ajouté quii falititi que la France eùt bien changé si elle Voubliait. On a ajouté qu'elle paraissait également disposée à oublier des tradittitns qui avaient jait la gioire et la noblesse de sa politique dans le passe et qui, si elles lui avaient parfois valu des déboires, n'en avaient pas moins assuré sa grandeur mo­rale dans le monde. Ce sont là des propos pénibles à lire pour un Francois, encore quils soient fondés sur une appréciation erronee des faits. Et fai cu à les relever ailleurs que dans les milieux italiens; cor dans ce monde cosmopolite où les pas-' stona et les préjugés de l'Europe se résument, qui est plus nombreux à Rome que parlotti ailleurs, et avec lequel un diplomate se trouve forcément en contact, jai reirouve les mémes jugements et constate les mSmes critique. Cesi pormi les Russes surtout que notre politique est mise en question. Ile insSnuent que nous avons abandonné leur cause, que nous n'avons pas templi envers eux nos devoirs d'alliés et que nota professons pour la paix un amour qui va jusqu'à labandon des principes qui sont la base du groupement actuel des Piùssances. De semola' bles insinuaiions sont aussi injustes qu'injustifiées. Il ne me parati que plus néces­saire de les notar. I.orsque les événements aurant démontré combien la verità est
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