Rassegna storica del Risorgimento

IRREDENTISMO
anno <1951>   pagina <261>
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Contribution à Vhisloire de Virredcntisme 261
differente, combien notre poìitique est au-dessus de pareils soupgons, ceux-ci tom' beront d'eux-mémes. Mais il est grdndement à désirer qua le développemenl prò-chain des óvénernents démontre à l'opinion que la poìitique francasse n'a pus cesse de s'inspirer des principes qui font sa force et que Votre Excellencc a appUqués avec tant de persistance et de succès. *)
Barrare.
IV. DÉPÉCBE DE VAMBASSADEUR DE FRANGE À VIENNE
Vienne 21 mai 1909.
On peut sattendre à ce que la question de la F acuite de droit italienne soia soumise au Parlement oVici à quelques semaines, et les députés italiem paraissent croire qu'ils réussiront par voie d'amendement à en faire fixer le siège à Trieste et non à Vienne comma Vavait propose le Baron de Bienerth. Le Gouvernement parali dispose à s'è, rapportar, sur ce point importala, à la décision de la Chambre. Or on a pu constatar depuis quetque temps un mou-itìcmeiii d'opinion très significati! dans le sens de la solution souhaiiée par les
4) Annoiaiion du Ministre. A propos de ce Uè dépèche il est bon de constate* que, depuis le début de la crise la tuo ti que de l'Italie a tonjoars été de nous pousser en avant sans nous suivre. C'est ce qu'elle a fait notarament dans les détnar-clies à Berlin, accompagnées d'un projet de démarche à Vienne. Il ne suini pas de se prodiguer en manifestations anti-autricniennes, il f audrai i ne pas ètte dans la Triplice. Or les orateurs italiens qui ont été le plus demonstratifs contre l'Au-triche (eonune M. Fortis) ont toujours conclu au maintien de la Triple-Ali iance. C'est une facon de conserver un pied dans les denx campa tout en engageant fortetnent les autres à faire le jeu qu'on ne veut pas faire soi-méme. Ainsi les propos tenus dans la société italienne me laissent-ils en somme aseez indifférent. L'cssentiel est que notre poìitique n'ait cesse d'affirmer par des déclarations, corame par des aetes, cette volonté de rester avec nos atnis, tout en ménageanl la possi bilité d'interven tìons utiles du coté des gouvernements qui agiraient sous l'empire de vues différentes. Notre préoccupation dominante était et est encore le maintien de la pane. Elle était et elle est encore de ne ri cu. tentcr qui nous mette cn désaccord profond et irrémédiable avec notre opinion publique aussi bìcn qu'avec l'ensemble de l*opùiion enropéenne. Si nous avions fait autre chose nous aurìons été abandonités en route; la France ne nous aurait pas suivis; la Russie, hors d'état de faire la guerre et ne la voulant pas nous aurait laìssés en route; l'Angle* terre, qui avait notìfié son refus de donner à Sahu-Pétersbourg plus qu'un con cours pnrement diplomatique n'aurait pas associò son action à la nò ire. Nous nona seziona fait désavouer en pure perle, et natureHamcnt ce n'est pas l'cfficacité de l'action italienne contre deux puissances de la Triplice qui noua aurait tiréa du bourbier. Noua avons donc eu parlai lement raiaon de ne pas nous brouiller avec l'Autrichr. et de poursuivre a Berlin des conversqtions qui devaient aboutir à Vienne. Et ai elle n'ont pas ubo itti ce n'est pas ù noua qu'il faut s'en prcndre. Nous avons fait notre devoir et nous continuerona fi le faire. C'est cn ligissimi autremenl que nous aurions compromis au risqno de les perdre dans la plus folle dea aventnres notre affianco et nos amitiés.