Rassegna storica del Risorgimento

IRREDENTISMO
anno <1951>   pagina <263>
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ContribtUion à Vlùsloire de IHrredentistne 263
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DÉPÉCHE DU CONSUL DE FRANCE A TRIESTE
Trieste, le 7 juillet 1909,
L'éternelle question relative a la création d'une Università il ali enne défraye plus que jamais les conversations.
Des pourparlers ont été engagés à Vienne entre les représentants, du porti slave et du parti italien, à la suite de Vobstructioti fatte par les slovène* à la commission du budget, à propos de vette question. Le députè italien Conci, u mise son collègue slovène, le docteur Sustersic, que les députés italiens étaient dtsposés à intervenir auprès de leurs amis de Trieste, en ime d'arriver à un accora.
he docteur Sustersic a déclaré qu'il prenait ade de cette communication qu'il allait en conférer avec ses amis et avec les membres de l'Union centrale slovène.
Les Italiens voudraient que les Slaves consentissent à la création d'une Uni­versité italienne à Trieste et en retour ils proposent la création à Trieste éga-lement d'une école primaire slovène et d'une école slovène d'enseignement se-condaire.
Les Slovènes ne veulent rien ente/idre et persistent plus que-. jamais dans leur hostilité cantre Loia projet d'école italienne à Trieste. A pente admcttenl-Us Cinstitution de cette école à Vienne ou à Trente et encore à la condttion. quoti institue une faculté slovène à Lubiana et une école slovène à Trieste,
Dans une lettre qu'il vieni d'adresser aux députés italiens le docteur Sustersic dit que les députés slaves intéressés comma les députés italiens dans toutes les questions qui concernent l'Adrialique sont disposés à entrer en pourparlers avec etiXf afin d'arriver à un modus vivendi sur toutes les questions pendantes entre les deux partis à Trieste, en Istria et alt Frioul, mais qtt'ìls se réservent de se. réunir ensuite pour décider de l'attitude à prendre en ce qui concerne le question universitaire italienne. Ce progràmme est vraiment trop vaste pour ètre sérieux.
Dans ces conditions, il. n'est pas possìble quon arriva à line enterite, d'autant que le Gouvernement ne parali guère dispose à la favoriser. Entpètré dans une crise ministérielle doni la solution devient de plus en plus difficile, il y a tout. Ueu de croire que le Gouvernement fera tout son possìble pour trainar les choses en longueur, En attendata les Ctuvnbres se sé parer ont et plus tard on avisera.
Nutre Agoni ne croit pas que d'ici à la rentrée des Chambres, les choses s'arrangent, à en junger par les dispositions des partis et par le ton acerbe de la presse locale,
A quoi bon, en effet, essayer de subtìtuer Ics haines de classe aux haines de race, camme on le fuit, en poussant au sacialisme, et à quoi bon dépenser taM d'argent à Trieste et de faire de coùteux chemins de fer pour relier ce port avec VAUemagne meridionale si, d'un autre cóle, on fournit mix Italiens et aux Slaves des arme pour se déjendre cantre l'expansion germanique ?
Chabrie.