Rassegna storica del Risorgimento

ECONOMIA ; TOSCANA ; SISMONDI, JEAN CHARLES L?ONARD SIMONDE DE
anno <1951>   pagina <561>
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Un inedito saggio del Sismondi sui problemi, ecc. 561
se si ricorre a scritti del Gianni (più che altrove, elenchi precisi di dati per l'arte della seta, annessi ad una sua relazione, nell'Archivio di Stato di Firenze fiotto Finanze, Filza 111 7, n. 12, in. data 1767, segnalatomi dalramico Elio Conti, che va svolgendo attente ricerche sull'economia toscana in quel periodo, e a cui son grato per l'indicazione). Fra gli scritti del Fabbroni segnalo la Memoria sulla libera esportazione della seta greggia, del 1803 (in Scritti, cit. II, p. 473) che for­nisce pure dei dati. Ed ora leggasi il testo sismondiano:
Ghap. Ili - DlGBESSION SUR LA MANUFACTUKE. DB SOIE DE PESGIA
Le Val de Niévole, et Ics cantons voisins de Pescia, qui y font travailler leur soie produisent annuellement 400.000 livrcs de cocons;. les paysans qui élèvent le vers à soie, achctant des propriétaires de terre la feuille de murier, à raison de trois écus le millier; c'est environ la moitié de sa vale tir. La eonsommation de fcuilles varie beaucoup d'une année à l'autre, on peut cependant l'estimcr environ à vingt fois le poids dee cocons, ou huit millions. Ce sont 24.000 écus qui se repartissent entre le propriétaires de terre cornine rente, ou prix du travati de la nature.
Un fori grand nombre de paysans se home à faire trois atriità de vers à soie ou 50 livres de cocons, quoique d'autres en fassent 15 au 16, et davantage. Eri conitani que cheque paysan Fon dans l'autre lasse 100 livres de cocons, en suppo-sant par eonséqnence 4.000 familles employées, et que chacune d'elles consacre par année 30 journées de lemme entre le soin des vers et celui de la feuille, nous resterons prohablement au dessous de la vérité.
Lee cocons depuis quelques années ne se vendent guère que 14 crasie la livre; ce sont 42.000 écus environ, en défalquant la feuille à répartir entre les paysans, ou dix ècus et demi chacun pour l'uu dans l'autre,
Les paysans vendent leurs cocons à ceux qui font les chaudières; ces chaudières travaillent 4 à 5 mois; chacune occupe trois femnies qui dreni environ 50 livres de cocons par jour. Ce sont donc 24.000 journées de lemme, o.u en snpposant 100 jours ouvriers par chaudière et 80 chaudières, ce sont 240 femmes qui y travaillent.
Les chaudières consomment 4 cadastes de boia de chataignier par millier de livres de cocons, ce sont 1.600 cadastes, valant au moina 4.800 écus. Ce sont aussi 6400 journées de bucheron à ajouter à cclles qu'exige la manufacture de soie.
Il sort des chaudières du Val de Nievole 40.000 livres de soie grège, qui yendne 13 livres vout 74.285 écus 5 livres et deux sortes de bourre de soie savoir environ 20.000 livres de seriehetta eslimée d'une livre 13 crazie la livre, 2.857 écus 1 livre et 32.000 livres de (olecchia estimée 2.285 écus 5 livres.
La soie grège avant d'étre portée oux moulins à filcr, doit étre dévidée sur des hobinea qui ecrvent ensuite à la filerj cela s'appelle incannare. L'on doit incannare toute la sole une première fois a fil siniple, pour faire la trame, et la moitié de la soie doit Tètre de nouveau à deux fila pour l'organsin. La pre­mière opératton est fori longue: une lemme ne peut pas faire plus de demi livre par jour, elle cn peut faire deux livrea a la seconde. Ce sont donc 80.000 jour? nées de feramo pour le premier dévidagc, et 10.000 pour le seconde.
Il y a Pescia troia grande mouliné è filcr la soie Filatoio ou Valico qui cmployem environ 80 hommes et 150 fenunos. Ila recoivent 40.000 livres de soie grège, et n'en resti tuoni que 37.000 livrea car elle souffre d'un déclin du aìx pour cent. On leur paye 5 paoles par livre pour travailler la soie, et 5 écus pour l'organati!.