Rassegna storica del Risorgimento
ECONOMIA ; FRANCIA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno
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1952
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161
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Il trattato di commercio franco-piemontese (1840-1846) 161
A realizzare la stabilità europea nulla potevo meglio servire che un patto di famiglia tra le corti di Parigi, Madrid e Napoli. Non soltanto la triplice combinazione avrebbe assicurato ai diversi rami della casa di Borbone nn reciproco appoggio, ma avrebbe spento le divergenze ideali che sembravano dividere l'Europa in due campi: il campo costituzionale e quello anticostituzionale, H Gnizot propo neva una terza via, la via della moderazione che avrebbe ravvicinato Stati assolutistici e Stati liberali. E forse nessun'altra lettera è più significativa per la comprensione del pensiero politico e della politica estera del Guizot, quanto la lettera inviata al Saint-Aulairc a Londra il 13 novembre 1843:
Je sais que la combinaison napolitaine ne plait pas cai Pca de Metiernich, et fen suis fòche, cor j'aimerais bien mieux que Londres, Paris et Vienne fussent d'accora dans cette affaire-ci cornine dans tonte autre. Mais d'une pari je ne saurais voir là empèchement dirimant, et créer ainsi de nouvelles difficilités, de nouvelles impossibilités dans une question qui en renferme déjà tant; d'autre pari je ne puis m'empécher de juger le mèri te de cette opposi tion du Prince de Metternich, et en vérité, je lui en trouve bien peti. Elle n'est fondée et justifiable quautant qu'on accepte en Italie cette politìque de rivalile, de tutte des influences que nous venons, avec tant de raison, hard Aberdeen et moi, de mentre soits nos pieds en Espagne. Quel mal y-a-t-il, je vous le demande, dans finterei de Vordre européen à ce que le Roi de Naples se rapproche un pe.it des Etats constitutionnels Occidentaux? Il se peut que la prèpondérance exelusive du system e absolutiste de VAutriche en Italie y perde quelque chose; mais est-ce dono un bien, est-ce un gage de paix et de bon avenir pour l'Italie et pour l'Europe que le maintien rigoureux de cette profonde séparation entre les monarchies absolues et les monarchies tempérées? Ne vaut-il pas au contraire infiniment mieux que lorsque des occasions naturelles s'en présentent. elles se rapprochent et contractent ensemble de bons et intimes rapports? Je n'approuve point, je ne recherche point la formation des Etats Euro péens en deux camps, Vun absolutiste, Vautre constitutionnel, c'est une politìque factice, étroite, violente que de subordonner ainsi tous les intérèts, toutes les relations à la forme seulement des gouvernements. Mais c'est précisément parce . que je ne jais nul cas de cette politìque là que je repousse les prétentìons exclusives et immobiles du camp absolutiste tout camme celles du camp constitutionnel et que je suis bien aise de voir des rappróchemenls s'opérer, des liens s'établir entre les Etats, en dehors et indépendemment de cette classi fication. On porle des mauvais fermenis qui existent en Italie; on craint des insurrections, des révolutions, je dois dire que pour ce qui regarde le royaume de Naples, mes renseignements soni rassurants, et que rien ne me parati annOncer là des évènements de ce genre. Je crois aussi qu'il y a de l'exagération dans le bruii qu'on fait des troubles de la Romagne, et dans la gravite qu'on leur attribue. Pourtant je reconnais, qu'il y a là, et dans plusieurs parties de l'Italie, un mal rèet, un principe de fermcn-tation révolutionnaire. Mais je prie Lord Aberdeen d'y bien penser; est-ce un bon moyen de guérir ce mal, de lutter cantre cette fermentation que de repousser absolument de l'Italie tonte autre influence que cèlle de VAutriche. d'interdire àux Etats Italiens tout contact un peu intime avec des Etats plus libres, plus favorables aux réformes progressives? Serail-il mauvais pour le repos de l'Italie que les gouvernements italiens fussent quelque jais édairès et encouragés du dehors, dans la vote des améliarations régnlières. Je n'ai pour notre compie, et