Rassegna storica del Risorgimento
1859 ; ANNESSIONI ; TOURTE ABRAHAM ; CAVOUR, CAMILLO BENSO DI ;
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1953
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139
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Cavour e le annessioni nelle lettere di Abraham Tourte 139
Je vis le comte Stackelberg qui la velile m'avait donne connaissance d'une lettre confidentielle qu'il écrivait au prince Gortschakoff sur VItalie, ses souffran-ces, ses aspirations, les cruautés de VAuiriche eie. Il nfy avait pas une phrase de cette lettre de huit pages que je n'eusse signe de grand coeur. Mais, me dit-lL on ne me croit pas. On a finì par ne plus jamais m'écrire.
Les renseignements du Journal de Genève qu'il aurait regu Vordre de deman-der les passeports, dans le cas oh Victor Emmanuel publierait son manifeste, est fausse. Du reste* il n'a jamais été question de lancer aucun manifeste. *)
Ce matin, Stackelberg est venu me voir, il avait fait hier une visite à Cavour. Talleyrand lui avait en effet notifié les propositions de l'Empereur, telles que je vous les avais relatées. Cavour déclare qu'il refuserà. Parco qu'il ne petit, ditilt accepter pour des populations libres qui ne ressortissent nullement encore à la Sardaigne. Parco qu'enfin c'est absurde. Cavour croit que Nice voterà pour t'Italie et la Savoie pour la Prance qui y dépensera de far geni. Il trouve la phrase qui nous concerne bien vagite. Il va se laisser forcer la main si possible par les populations du centre. H m'a fait dire par Stackelberg que si je ne pouvais venir vers lui ce soir, domain il meferait visite. Quant à mai, je le presserai d'occuper les Romagnes. C'est autant de prìs sur un ennemi qui pourraii se reviser etfaire des concessions in extremis. Mais, sHl fait un coup de lete, les frangais entre-ront en Savoie, et alorsje crois que nous devons, sans hésiter, occuper le Faucigny et le Chablais. Bocion a un chiffre avec moi. Il vous préviendra si les mesureS d'action Vemportent sur les atermoiements.
Stàmpjli est assez de cet avis mais comme il n'a pas la major ite, je crois que Genève devraitfaire le coup sans rien demander. Toute VEurope applaudirait et l'Empereur serait force de faire lepoing dans sa poche.
Cavour savaìt que Wildenbruch 2) avait des lettres pour les ultramontains de Turin. Je lui ai immédiatement fait savoir qu'il en avait demandò pour les patriotes. Brulé, comme on dit, il a été regu très froidement et il est immédiatement reparti pour Bologne.
La fin de tout ceci me parait Sire Vannexion pure et simple cantre'Nice et la Savoie. Quant à nous, n'ayons confiance que dans notre energie. Continuons, mulUplions les démonstrations, et soyons prète à agir, s'il le faut.
Quand j'aurais vii Cavour, je vous récrìrai. Mais je ne veux pas tarder jusque là, pour vous envoyer cette lettre.
Votre tout dévoué
[P. S.] Je crois que quand je donne mille renseignement au Conseil federai c'est comme sijejetais dee pierres dans un puits. Cependant, pour remplir mon devoir, je leur écrìs beaucoup de choses quejyamerais bien mieux vous dire.
Questa lettera richiede qualche commento. C'è in essa qualche comprensibile inesattezza. Il colloquio tra Lord Cowley e Napoleone III non ebbe luogo il 20 febbraio ( marcii passe) ma il 9: la lettera a Lord Russell che ne
l) Ti marchese Incontri aveva raccolto a Parigi In voce che rinraiativu di questo, mani* lèsto Cosse suggerita da Napoleone ITI: Bua Ittfctenv dtil 9 dicembre '59, In N> BIANCHI, op, et*., VITI. pp. 634-35.
-) Il generale Wildcnlnn*h, incaricato d'una missione straordinaria dalla Prussia in rapporto alla questiono delle annessioni. Era noto come, In essa, egli appoggiasse il. punto di aiata dei nostalgici.