Rassegna storica del Risorgimento

1859 ; ANNESSIONI ; TOURTE ABRAHAM ; CAVOUR, CAMILLO BENSO DI ;
anno <1953>   pagina <142>
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142 Giovami Ferretti
On dit au Piémont: Voi là ce qua nous voulons, vous étes parfaitement libre de fcdre autrement, mais, dans ce cas là, sans prétendre intervenir nous vous lacherons.
A VAngleterre: Vous excitez le Piémont à envahir VItalie, mais, lorsqne nous vous demandons oh vous serez, si VAutriche et d'autres se montrent, vous répondez, nous ne ferons rien. Vous étes des couittons, nous allons agir sans vous.
Du reste, VAnglèterre, interpellée, a nettement répondu quelle ne dannerait ni un soldat ni un écu sril s'agissait de combattre en Italie.
Vous avez vu la réponse de Cavour. Convocations de tous les électeurs pour décider eux memes de leur sort. Il n'appartieni pas au gouvernemenl d'un pays libre d'accepter ou de donner des peuples sans leur asserii imeni..
On est excessi vement de mauvaise humeur à l'Ambassade francaise. On se répand en menaces, on espère que Vaillant sera rappelé eie. etc.
Mais quefaire, dans la note de Thouvenel à Tatteyrand il y a cette phrase, en parlant de la Toscane et des Romagnes et de la quatrième propositi on anglaise.
Dans tous les cas, quelque soit Vétat de fait qui se consolale dans ce pays là, la France n'aurait jamais pu considérer sa responsabilité comme complète-meni dégagée tant que cet état n'aurait pas émané d'une manifestation du suffrage universel qui est à la base de ses institutions. Ou quelque chose oVapprochant.
Cavour a pris la balle au bond, et je vous assure que malgré une fièvre du diable qui m'aveuglait, pai bien ri en voyant le petit homme qui se frottait les mains en gambardant dans ma chambre, à Videe de cette nouvelle manière oVen> gager l'affaire un peu plus, en ayant Vair de venir au devant des voeux du plus liberal des empereurs.
Mais lui ai je dit, les choses n'en resteront pas là, pour avoir ajourné un coup de téte vous ne le ferez pas moins. Lorsqu'il faudra réaliser les voeux des populations, le moment difficile arriverà .
Il n'a pas dit non. Alors ai je ajouté, les Francois entreront en Savoie. H a reconnu que cela se pouvait bien, quoiqu'il pensait que VEmpereur hésiterait beaucoup.
Si le Francois entrent en Savoie, nous sommes perdus car ils ne nous rendront jamais les provinces qui nous sont nécessaires. La phrase si vagite de la note de Thouvenel prouve qu'on veut seulement nous endormir.
Cavour a reconnu qyCaprès tout ce qui s'étaii dit et écrit à ce sujet, cette phrase èia il. dérisoire.
Alors, lui ai-je dit, il ne nous reste qu'une voie de salut, c'ert d'entrer nous memes dans le Chablais, le Faucigny et le Genevois, et d'occuper ces pro~ vinces en ménte temps que les Francois entreront à Chambéry.
Cela est vrai, m'a-t il répondu mais nous protesterons contro vous, comme contro les Francois.
Amen, ai-je dit. Protestez, pourvu que vous nous aidiez à vous défendre en nous défendant nous memes .
Mais, pour cela, il faut qu'au moins vingt quatre heures d'avance je soie prévenu du coup que vous tentert.
Il me Va promis, mais à la condition qu'àme qui vive autre que vous et moi ne s'en doutàt jamais.
Pour cela, il faudra que ce coup hardi soit lente par les Genevois seuls. Jamais je ne communiquerai un mot de tout ceci au Consoli federai.