Rassegna storica del Risorgimento
1859 ; ANNESSIONI ; TOURTE ABRAHAM ; CAVOUR, CAMILLO BENSO DI ;
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1953
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pagina
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149
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Cavour e le annessioni nelle lettere di Abraham Tourte 149
non potessero aver luogo senza il crisma d'un plebiscito, questa pretesa di sottrarre l'alta Savoia alla prova, quando d'altra parte si ha ragione di ritenere che un plebiscito sincero sarebbe stato favorevole alla Svizzera, 'U un po' forte. Ma Cavour aveva niente ad altro. Il 18 marzo era giunto a Torino Farmi coi resultati del plebiscito dell'Emilia e della Romagna; il 20 doveva giungere Ricasoli con quelli del plebiscito della Toscana. Tra l'ima e l'altra data s'inserisce questa nuova lettera di Tourte, che è del 19.2*
Mon cher Fasy.
Je vous envoye ci joints les derniers documenta publiés par Vordre du Par-lement, vous y verrez, page 18, une conversation de Frey-Hérosée avec Harris 3) qui demolii d'un coup tout ce que nous avons pu faire. Faites traduire ce documenta et attaquez-le avec la plus grande energie. Faites une publication qui portoni, en Chablais et en Faueigny, rassure les populations contro les perfides insi-nuations qu*on ne manqueru pas de tirer de cotte maladresse.
A la date du 27 février aucune espèce de doute sur Vannexion de la Savoie n'était plus permìs. Parler ainsi était tout simplement une trahison. Lisez aussi la conversation avec Schleinìtz, page 33, et vous verrez quel fond on peut faire sur les puissances.
Russell a dit formellement à la Chambre le 16.
La déclaration du Corate Cavour que les Savoyards sont libres de s*annexer à la France, est, il me semole, extraordinaire et indìque de la pan du Piémont une intention à"abandonner la Savoie. Ceci rendrait très difficile aux autres pays d'intervenir.
Il a conventi à Russell d"ignorer les dispositions de Cavour, malgré les dé-péckes journalières d'Hudson tant que le Cabinet apparu ébranlé. Il s'eri aper~ goit aujouroVhui que le tour est joué.
fai écrìt au Conseil federai, qui veut attendre le moment convénable, qu'il fallati protester formellement à Turin con tre tonte votation ou autre ade pouvant entamer les traités existant. A teneur de ces traités, le territoire neutralisé doit devenir suisse dujour où il cesse d'étre sarde.
Ne sortons pas de là, n'acceptons qu'à la demière extremité une votation doni le resultai, sous la pression de la France, peut étre incertain.
Appelons en immédiatement à toute l'Europe qui a garanti les traités que nous invoquons. Si nous ne les secouons pas, personne ne parlerà pour nous.
On enduri le Conseil federai depuis Paris pour arriver par Turin à desfaits accomplis. On tient Cavour par le rèfuse de rieri reconnaitre dans l'Italie centrale tant quo la Savoie et Nice ne seront pas livrées, suivant le mode qu'on veut.
Je croia que protester, cornine on dit que Kern Va fait, seulement contre la manière de poser le vote aux populations est une fame. Cesi abandonner tw-lontairemenl le terrain des traités, du droit strici, terrain sur lequel seul nous sommes forts.
X Gir. MGJVNIEH, op. ctt., jip. 96-109, e passim. 2) Fondazione Fazy Lettere Tourte, 132.
3) Frey-He>0Bce, j Prendente della Confederazione; il capitano Harris, ministro di Gran Bretagna a Berna.