Rassegna storica del Risorgimento

1860-1870 ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
anno <1953>   pagina <373>
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Studi francesi sul Risorgimento (1860-1870) 373
xions, sur la vie dcs Cheniises Rouges et sur la Lógion hongroise, *) méritent d'ètre retenues par ICB historicns. Jamais, assurc-t-il, pendant quatre niois et demi, on. n'a vu un fait d'insubordination à l'Armée de Garibaldi. On commandait saus peine et, sans peine, on obéissait (p. 142). Non moins curieuses, sont ses appreciations sur le róle de Mazzini à Naples, oùil fut ad-niirable de dévouement et d'abnégation, plus Italien encore que ré publicain, puisqu'il aurait prononcé ces paroles avant le plébiscite: J'ai r6vé l'Unite de l'Italie par la République, elle va s'accomplir par la Monarchie, votez tous pour Victor Emmanuel, je suis prét à signer mon vote (p. 248). Les dernières pages de ce gros volume sont consacrées à l'arrivée de la Légion anglaise à Gapoue (15 octobre 1860), au plébiscite et à l'entrée de Victor Emmanuel à Naples le 7 novembre 1860 (p. 349-351).
H. Durand Brayer2) raconta aussi ses souvenirs sur le débarquement de Marsala où, d'après lui, l'accueil de la population fut plutòt réservé en raison des craintes qu'inspirait le sevère Maniscalco; ce ne serait qu'à Alcamo que le mouvement révolutionnaire aurait commencé à se dessiner chez les SicUiens. Il confirme les mémoires précités quant au ròle du clergé, entraineur de peuple (p. 22), il affirme, qu'à Calatafimi, un jcune cordeKer, le fu tur P. Pantaleo, releva Garibaldi de son exeommunication (pp. 22-23). Ses xécits projettent quelque lumière sur le ròle des volontaires siciliens, les Picciotti, sur les pillages commis à Palerme, par les troupes royales et, en ce qui concerne la petite histoirc, sur l'exploitation des volontaires par de pett Bcrupuleux mercantis et sur les mesures prises par Garibaldi pour repri­mer les actes de brigandage et de terrorisme anxquels mirent fin quatre clià-timents exemplaires.
E. Maison, a) un autre volontaire garibaldien, a aussi fait le récit des derniers moments de De Flotte (pp. 53-54) et des scènes d'enthousiasme dont il fot témoin lorsqu'il rejoignit Tiirr à Paola, le 2 septenibre 1860. L'auteur u'est pas très explicite sur les opérations militaires proprement dites puisqu'il ne Tecut le baptéme du feu qu'à Caserte, le ler octobre 1860. Les principaux documenta cités dans cet ouvrage sont: la lettre adressée à Mazzini par G. Pal­lavicino Trivulzio, prodictateur de Naples, le 3 octobre 1860 (pp. 117-119). la réponse de Mazzini (pp. 125-129) et le texte des allocutions prononeées par Garibaldi et Tiirr au camp de Santa Maria, le 31 octobre 1860, lors de la remise des deux drapeaux offerta à la Légion Hongroise par le Baron Speda-lieri de Palerme (pp. 178-181). E. Maison a aussi inséré le discours de Gari­baldi lors de la distribution des médailles offertes par la municipalité de Palerme, le 4 novembre, aux 426 survivants des 1080 Chemises rouges qui débarquèxent en Sicile (pp. 192-193).
Le méme auteur a survi Pexistcnce menée par Garibaldi dans sa retraite de Caprera. *) En relatant ses conversations avec l' Eroe, il pose le problème de savoir qui fut vai wpicur sur le Volturile et il cito un curieux Memorandum de Garibaldi sur les Etats-Unia d'Europe.
1) Composto de proscriia de 1849 commandos par le Colouel Ebcr. *) H. DURAIU} BIUYKII, Quatre mah da Vexptdìtion de Garibaldi en Sitile et en Italie* Pa­ris. 1861 (p. 205).
3) E. MAISON, Journal d'un volontaire de Garibaldi, Pati, 1861 (p. 248). *) E. MAISON, Caprera: he loitlri de Garibaldi, Paris, 1861 (p, 3J).