Rassegna storica del Risorgimento
1860-1870 ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
anno
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1953
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375
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Sludi francesi sul Risorgimento (1860-1870) 37S
Alex. Dumas a public à Paris et à Bruxelles les manuscrits que lui confi a Garibaldi. lì Le voi. Ili de l'édition belge, précède de deux discours de V. Hugo et d'une préface, écrite par G. Sand, à Nohant, le 26 mai 1860, est consacrò a l'epopèe des Mille, évalnés, à 1.085 combattants en majorité lombards (p. 138). C'est un répertoire de faits que complètent de nombreux textes de proclamations garibaldiennes et quelques apercus suggestifs sur l'action de Oepretis et de Crispi. L'histoire da ròle de Cavour, dans la préparation de l'expcditioii de Sicile, et celle des encouragements donnés par le Ministre à La Farina et à Garibaldi ont été un peu éclairées par M.me Rattazzi2) qui a utilisé, à cet effet, les papiers de son époux, Urbano Rattazzi, le Diario de Persano et le Cavour de Bianchi, d'où un récit très alerte de la campagne des Deux-Sieiles (pp. 469-504). Par les souvenirs du comte de Reiset,n* envoyé en mission par Napoléon III, dans les capitales d'Italie centrale au lendemain de Yillafranca, on apprend que, des le 26 aofit 1859, Garibaldi n'avait pas fait mystère, à Fenvoyé francais, de son projet de fornier un Royaume d'Italie sous le sceptre de Victor Emmanuel (p. 52), projet qui, dans sa pensée, devait èrre une première étape vers une fédération des peuples latine. 4) Gràce aux lettres de M. Àbly, secrétaire-archiviste de la. Légation de France à Naples, on trouve, dans le livre du comte de Reiset, un tableau très vivant des dernicrs jours du gouvemement des Bourbons en Sicile et à Naples (p. 102 et suiv.). L'auteur utilisa ces documents pour conclure à la liaison indis-soluble des politiques de Vienne, du Pape et de Francois II, et pour prcter au comte de Syracuse, oncle du jeune Roi, un ròle politique assez équivoque qu'il compare à celui du due d'Orléans en France pendant la Restauration.
Les livres de Madame L. Colet onrent un intérét anecdotique très at-tachant pour l'histoire de la formation du Royaume d'Italie. Munie d'une recommandation de Cavour et du general della Rocca, premier aide de camp du Roi Victor Emmanuel, elle assista, en témoin attenti ve, à la chute des Bourbons et écrivit sur place, en 1860, son journal. s' Elle a ainsi note ses impressione sur les hòpitaux napolitains où étaient soignés les Garibaldiens blessés au cours des journées du 1* et du 2 octobre 1860, sur les sermons patriotiques prononcés par le P. Gavazzi devant l'église S. Francois de Panie, sermons dont la conclusion: Unite, Victor Emmanuel, Garibaldi électrisait les foules (p. 21). Gràce à l'ex-ambassadeur sarde, Villamarina, Madame L. Colet fot remile par Garibaldi, cinq jours après son entrée à Naples. L' Eroe lui fixa ainsi son programmo au cours de l'entrevue: Dans trois jours, je ne serai plus iei, je vais faire le siège de Capoue; cnsuite, j'irai à Rome; plus tard, a Venise (p. 28). L'hymen entre Garibaldi et une partie du clergé se confirma par Ics predications du eh ape! aiti des Mille lors de la féte de Saint Janvier:
D A. DUMAS, Mémoìra de Garibaldi, Parìe, 1860 (2 voi.), et Bruxelles, s, <1. (3 voi.). Lea diseours de V. Hugo et l'introduotion do 6. Sand ne figurali pus drms les differente Sditions francaisee de 1860-61*
2) M.me RATEAZZI, RaUazxi et son tomps (T. L), Paris, 1881 (p. 677).
) DB REISET, Affiti souwuft (T. ITI): L'Uniti d VAlìemagna et l'Unite de l'Italie, Paris, 1903 (p. 536).
Le 26 aot 1859, Modino, le comte de Reiset avuit remi* A Garibaldi une lettre de Napoléon DX
)i M.ma L. COLET, Naples uau* Garibaldi, Paris, 1860 (p. 131).