Rassegna storica del Risorgimento

1860-1870 ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
anno <1953>   pagina <381>
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Studi francesi sul Risorgimento (1860-1870) 381
la diecussion des pétitions en faveur de l'intégrité des États de l'Église.*)
M* Dupanloup, dans ses conclusions, nia la sinccritc et la valeur de jure
des plébiscites. Durand Morimbeau, trente et un ans plus tard, reproduisit
à peu près textuellement les plaidoyers passionnés de l'évéque d'Orléans
dans sa thèse de droit (op. cil.). Malves Pons,2' faisant sienne cette argumen-
tatiou, révoqua en doute la sincérité du plébiscite romagnol et plaga le dé-
bat sur le terrain du droit canon, considérant les Pontifes comnie usuiruitiers
de leurs doniaiues selon le Jus ut'endi et abutendi, argumentation largement
développée par M. Laurcntie.3) Panni les défenseurs de la cause de Pie IX, ón
peut relever les noms du comte de Falloux,4) de l'illustre R. P. Lacordaire 5)
et du légitimiste Crétineau-Joly.6) Quelques membres de l'Episcopat firent
écho aux éloquentes protestations de Me* Dupanloup, Me Parafo, T) éve-
que d'Arras, soutint avec fouguc les raisonnements de son confirère. Avec
M Gerbet, 8' le ton du débat s'eleva cai depuis le Vili* siede, écrivitil,
aucun problème n'avait encore eu un caractère aussi tristement solenne!.
Aux revendications natio nales de l'Italie le prélat opposa celles de Plrlande,
de la Pologne et des Hes Joniennes (alors sujettes de l'Angleterre).
Par eontre, la thèse du rcspect des vceux exprimé par les populations des Romagnes fot vigoureusement soutenue par H. Bignon 9) et par deux Italianisants distingués Ch. de Mazade 10) et Gh. de la Varenne. ll) Cehii-ci, ami de Cavour, nia la légitimité de la domination pontificale dans les Léga-tìons et eritiqna très àprement le système jndiciaire mis en vigueur dans ces provinces par le S. Siège après la restauration de 1815. Le célèbre pnysicien italien, C. Matteucci, 12) avait précède le publiciste, ami de son pays, en réfu-tant la thèse des évègues francais sur le problème des régions soustraites à l'autorité de Pie IX. Nous cherchons l'Indépendance et la Libcrté conciliait le savant italien, le respect dù à la Religion et à son Yénérable Chef serait-il amoindri par l'introduction, dans les Romagnes d'un Gouverncment ré-gulier?. 13>
Après l'affaire de Gastelfidardo, le débat s'élargit et s'envcnima. ' Orléanistes et catholiques libéraux firent cause commune avec les légitimis-
') Pétitions écartées par 116 voix contro 16. D'après P. MKMMÉE (op. >.), quelques passages da virulent discours prononcé par M. Dupin, alors Scnateur et Procureur General, auraient été suppriméa dans le compie rendo officici propter offensionem gcniium!
2) C. MALVES PONS, Conciliai um du Pouvoir temporel du Pape avec Valllance de V Italie, Paris, 1860 (p. 48).
3) AL LAUBENTIE, Les Rais et le Pape, Paria, 1860 (p. 32).
*) IÌE FAIXOUX, Antecèdenti et conséquences de la situation acluvllo, Paris, 1860 (p. 30). s) LACORI>AIRE, De la Uberto de VEglise et de Pituite, Paris, 1860 (p. 47). 6) CRETINEAU JOLY, L'Eglise enface de la Revolution, Paris, 1860 (2 voi.). ?) M* PAIUSIS, Du spiritaci et du temporel dona VEglise, lettre à M* Thouvenel, Paris, 1860 (p. 16), ei PEvfque d'Arras à l'autcur de la brochure Le Pape et le Congrès, Paris, 1860 (p. 16).
8) M<" GEBBET, De la Papauté, en r (pansé à (crii inlituléitt Le Pape et le Congres, Paria, 1860 (p. 80).
9) H. BIGNON, Le Pape et ses défenseurs, réponse à la lettre de Afa? Dupanloup, Paris, 1860 (p. 8).
IO) Ch. Da MAZADE, Vitali* deputi Villa/ranca, (li. D, M 15 dèe. 1860). ti) eli. 0is I,A YAHENWE, Le Pape et les Romagnes, Paris, 1860 (p. 32).
12) C. MATEUCGI, Les vasuxet les intirtts de l'Italie.centrale {IL D, M., 15 oct. 1859).
13) Rappelons quo Pinsurreotion des Bomagna* en 1831 n'ovnit guècfl soulevé do passiona dans l'opinion frnncaiec.