Rassegna storica del Risorgimento
1860-1870 ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
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1953
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pagina
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385
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Studi francesi sul Risorgimento (1860-1870) 385
péjoratif, plus passionile que les attaques baine uses de Vayra et mème qua le libello passionile que devait erire Rupert. *)
Les mandements épiscopaux et les brocbures ultramontaines ont rnalen-contreusement inspirò les pages consacrées à la question italienne par À. de la Gorce 2) dans son histoire du second Empire. Il est nécessaire de s'y arréter car elles sont à l'origine de bien des incompréhensions francoitaliennes. Pour Téniinent historien de Napoléon III, les événements antérieurs à 1859 sont méconnu8 ou relégués à l'arrière pian, et I'unification ne fnt que le résul-tat des xeves de Napoléon III et de l'audace de Cavour favorisés par une poi-gnée de sectaires.
Cependant, il serait contraire à la vérité de penser que tous les publicistes ont été liostiles à l'Unite italienne ou de croire, cornine le laisse supposer J. Maurain {pp. cit., p. 499), que la question romaine ait peu remué l'opinion francaise, le Pape et l'Italie étant égalemcnt impopulaires.
Saint Marc Girardin 4) opposa le principe de souveraineté nationalc au droit de possession garanti par les traités de 1815. Ce n'est pas le Pape qui est en fante, c'est le Prince résumaitil en conseillant à Pie IX de se rési-Sgner à l'inévitable. J. N. Pepoli, s) l'inforraateur d'E. About, s'attaqua au regime financier des Etats de l'Eglise pour démontrer, à grand Tenfort de statistiques, que les Piémontais payaient moina d'impòts que les Pontifi-caux (Lettre au Conile Costa della Torre, Député au Parlement Sarde (pp. 5 79) Réponse à M. de Corcelles (pp. 121-159) au sujet d'un article inséxc dans le Correspondant).
Pepoli renouvcla un peu le sujet en justifìant ses actes en tant auù ministre des finances du Gouvernement Provisoire des Romagnes (pp. 81 109); Arnaud 6) qualifia les mandements des Evèques de prétentions d'un autre àge, Unite nationalc et abolition du pouvoir pontificai étant deux termes qui se correspondent et qui ne peuvent aller l'un sans l'autre. L'abbé J. H. Micbon 7) ne cacba pas son bostilité aux adula teurs du pouvoir tempo-rei parce que faisant un amalgamc de politique et de religion. Ce prètre ne craignit pas de mcttre la domination du St. Pére au rang d'homme maladc
Hi V. Rassegna Storica del Risorgimento Fase. IXXI (Sep.-nov. 1938, p. 13).
La diatribe de Crétineau-Joly dopasse de bcaucowp Ics eritiques mesurées d'Omodeo et de Spellaiuson cantre les hagiographes de Cii. Albert. Jusqu'ici, aucuuc bibliograpbie cario* Albertina n'a signalé I'iipuscule de Crótìneaii-Joly.
2) A. DB A COKCE, Histoire du Second Empire, Paris, 1905 (7 voi.).
*) Cb. Mollat a sigimi é les principaux ouvrages relatifs à cette question. Pour ceux qui ilésircraient connaìtre d'une facon plus approfondie la liste des publicationa francaises conccr-nant l'Italie de 1859 à 1860, il y u aurait lieu de reebereber les catalogues de la librarne tenue alo par E. Beni, au Palaia Royal, librairc de la Socictc des Gens de Lettre qui èdita la pi Lipari des livres ou opuscolo dea questiona relati ves aujeuno Royaume. On trouverait aussibien de robriques dans les catalogues contemporaius de la iibrairic Douniol.
*) SAINT MA ne GIKAHMM, De la situation de la Papauti au l"r jminiiir 1860, Paris, 1860 (p, 32).
0 J. N. PEPOLI, Lea finances pontìficaUs, Paria, 1860 (p. 159).
Voir aosBÌ; Commandant WKII., La Question romaine do 1855 à 1860, par lo Marquis Napo-Uon, Joachim Pepoli (Rav. d'Itisi. Dipi. 1913).
*) F. ARNAUO (auteur de la traduci ion dea Memorie de Montanelli), La Papauté temporoUe et la Nalion Uàtwitiè, Paria. 1860 (p. 48 complète par VIndèpendance du Pape et le droit des pmtples, Paris 1860 (p. 32).
?) Abbé J. H. MICRON (auteur d'une Italie politique et raligimati), Projet de solution do la Question romaine, Paris, 1860 (p. 32).