Rassegna storica del Risorgimento
1860-1870 ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
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1953
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387
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Studi francesi sul Risorgimento (1860'-1870) 387
l Eglise à la Revolution. Le point de vuc des catholiqucs francais a, sans dontc, été résumé de la facon la plus ci aire par J. Deforme: '' détruire le pouvoir temporel, c'était frapper Punite et l'apostoliche de l'Église, la vérité eatholi-que ne pouvant 6tre ni eonservée. ni propagée. si le Chef de l'Église n'était pas libre; or, dans l'état actuel de la société, il ne pouvait étre libre, s'il n'était pas souverain temporel. Cuizot, lui-méme, descendit dans l'arène. 2'
L'ex ministre de Louis Philippe s'efforca de démontrer que la conquéte piémoutaise n'assurait pas mieux, en Italie, la liberto que Pindépendance et que l'Unite Italienne était un anachronisme (pp. 113-135). Il préconisa. pour supprimer la Qucstion romaine. la forniation d'une Confederation italienne et réserva ses doutes quant à l'integration possible de Naples au Roya11-me d'Italie.
Les idées de Cavour ont été bien analysées par F. Leconte *) qui a contrdlé ses affirmations d'après de bonnes sources documentaires en particulier. le memorandum sarde qui precèda la campagne de 1860 (pp. 259-263), les notes diplomatiques remises à Turin, par Gagarin (Ambassadeur de Russie), le 28 septembre 1860, par De Brassier de Saint Simon, pour la Prusse, le 13 octobre 1860, et par Sir James Hudson (ambassadeur d'Angletcrre), qui au noni de John Russell, refusa de s'assoeier aux blàmes de l'Autriche, de la Prusse et de la Russie, le 27 octobre 1860. Leconte donne, à la suite, le texte de la ré-ponse de Cavour remise à Berlin, par de Launay, le 9 novembre. A. Forcade ' ' s'est e fio ree d'analyser l'entrainement ultramontain du clergé francais. II COH-clut en approuvant la formule de Cavour jugée honnéte et pratique . Un exposé documenté de la politique officici le de Napoléon III a été esquissé par le ministre Billauts) pour justifier l'attitudc de l'Empereur. Le ministre d'État. au nom de sa devise, foi et liberté. regretta que Pie IX cut lié son sort à celui des Princes dépossédés, qu'il cut pensé à se l'aire garder par les troupes du Boi de Naples et il deplora la puissance du parti réactionnaire austrophile à Rome. Aux déclarations ministériellcs, firent écho le requisìtoire de Du Castera, ' contre les trois forteresses où. le despotisme autrichien trouvait un refuge assuré: Venise, Rome et Naples, l'auteur conseillait mème à la Papauté de quitter Rome pour rendre possible la délivrauce de Venise. Après la mort de Cavour, le Parlement de Turin avait vote, le 11 décembre 1861, un ordrc du jour connrmant les vceux adoptés le 27 mars au sujet de Rome capitale. Cet acte législatif fut discutè par J. A. Barberin.7' Les débats sur l'Adresse de 1862, ne soulevèrent pas d'incidents; on n'en trouve IUI exposé que dans la publication d'A. de Cesena 8) où il est admis que la Confédération n'était pina possible et que la ville des Césars serait. tòt ou fard, la capitale du Ro-yaume d'Italie, la Cour pontificale ne pouvant eluder la loi de la accessi té. Une voix transalpine, celle du eomte Ch. Alfieri,9) s'était eflbrcée de simpli-
') J. DELOKME, Tonìouriem State sur la aouvorainetó temporali* du l'ape, Lyon, 1862 (p. 21).
2) F. GtnzOT, VIJgliim et la aocieti chrftienne en 1861. Parò, 1861 (p. 272).
3) Vitali en 1860 (op. cit.).
4) A. FOBCADE: La Queatìon romaine {R. D. M 15 uoiìt-15 septembre 1861).
5) Queatìon italienne: Diacoura de S. E. A/. BUlaut ou Sfinat, le 2 mars 1861, et au Carpa Ugialotifles 18 et 22 mora 1861, Paris, 1861, (p. 120).
6) Dn CASTERA, VEmpertur et Rome, Parli, 1061 (p. 32). "*) A. BABBEBIN, Neoroma. Parili, 1861 (p. 32).
fll A. DE CESENA, La Papauté et VAdreaae, Paris, 1862 (p. 31). *) Comic Cb. Awir.nt, IJC chemin de Rome, Paris, 1861 (p. 31).