Rassegna storica del Risorgimento

AZEGLIO, MASSIMO TAPARELLI D' ; MICHAUD ALEXANDRE
anno <1953>   pagina <423>
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Une. corréspondance inèdite de Massimo d'Azeglio 423
Autographe VI.
Papier bleu verge
Mon cher Baron
J'ai regu hier votre bonne lettre contenant Vannonce de Vexpedilion de la fameuse bague. Je ne doute nullement qu'elle ne soit de nature à satisfaire les goùts les plus exigeuns, et je vous en fais d'avance la collaudatone. Si au lieu dyètre un consul general vous étiez un peintre, j'écrirais à Twin poste courante pour faire solder la dette (extremement modeste) que votre obli-geance m'a fait contracler avec vous; mais tant d'empressement serait presque une offense pour les finances d'un Regio impiegato: j'attendrai, des lors, mon retour à Turin pour me libérer; et en attendant permette* moi de vous pré-senter un à compte sur ma dette de reconnaissance, en vous remerciant vive-ment de la parfaite amabilité avec laquelle vous avez subì toutes tnes seccature.
Je suis venu passer quelques jours avec mon ami Ferretti dans son commandemcnt de Monaco. J'y jouis d'un climat superbe, des bains de mer et d'une absence presque totale de discussions politiques, ce qui constitue une feliciti fort rare au moment actuel.
Veuillez présenter à Me la Baronne mes respectueux hommages, mes ami-tiés au Chev. Jocteau et croyez moi tout à vous.
Max d'Azeglio.
Monaco 19 aout 55
G'est à la politique et aux réactions de Massimo d'Azeglio devant les événements du moment, que Fon revient avec les quatre dernièrcs lettres de ITiomme d'état au baron Miehaud.
Autographe VII.
Papier bleu vergè
Monsieur le Chevalier
J'ai regu avec une bien vive satisfaction l'expression bienveillante du sou­venir que vous gardez à votre vieux chef. Permettez moi de vous en feliciter, mon cher chevalier, cor vous faites exception à la regie commune, et au lieu de saluer le soleil levant, vous saluez un soleil non seuìement couchant, mais coitchéf et quit dieu merci-, ne mettra plus à réquisition l'aurore au doigts de rose pour recommencer son pelerinage.
Le moment serait bien choisi pour s'enchevètrer dans des notes et des memorandum! Je m'arréte court, car il ne faut pas en degoùter les autres9 et je souhaite pour le bien de man pays que les hommes de coeur et de talenl ne quittent pas la partie. Cest vous dire que je vous voudrais toujours sur la bréche, et vaila ce que j'ai de mieux à vous offrir pour la bonne annCe..
Veuillez vous en contentar et compter toujours sur les sentiments inai-térables de v(otre) dev(oué) seni.
M. d'Azeglio.
Turin 28 dèe 56.