Rassegna storica del Risorgimento

PISACANE CARLO
anno <1954>   pagina <290>
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Georges Bonrgin
des rotttes en Sicile pour Vagriculture et Ics soufres, des nntreprìses comm.nr-ciales et industrìettes en sociétés pour mettre en mouvements les capitata napo-litains très abondans parto ut et auxquels la rente 5 0/ à 117 [taux qucxplique seide l'absence de choix et de concurrence) n*offre pas un uliment s affisa ni des établissemens de citante 300 socurs francai ses déjà répandues dans Naples et les provtnccs sont là pour servir d'exemple des tarifs de commerce plus larges et mieux entendus, des travaux publics, des agrandissemens et assainis-semens dans la ville de Naples, des emprunts pour augmenter les ressources de Votai si les siennes sont trop petites pour rien entreprendre de grand; les Jinances napoUtaines sont dans un état Jlorissani qui permet parfaitement de recourir à des semblables mesures, qu'on ose semer et on récoltera! Il est inu­tile d'énumérer tout ce que fon pour r alt fair e dans un pays aussi riche et aussi favorisé que celui-ci le jour oh son Gouvernement consentirait à le lancer dans le genre de progrès qui lui convieni le mieux. Estil aussi impraticable de lui donner cotte ìmpulsion que de lui imposer des réformes puremenl politiques? Voici un exemple qui prò uve que non: Un su jet francais, M. Thomas d'Agiout, à qui le Rai a concèdè il y a deux ans un chemin de fer de Naples à Tarente, avec la conviction intime que ladite concession resterait lettre morte, vieni d'arti" ver, après toute sorte de dijfìcultés et d'obstacles, à établir solidement les bases de son entreprise et à en assurer l'exécution à faide d'une compagnie oh Jigu-rent MM. Rotschild et Talabot de Paris et plusieurs banquiers de Londres. Il avait précédemment déjà mis en bonne voie un immense travail qui se pour-suit avec succès: le desséchement du lac Fucino. Si un particulier, sans autre appui que sont habileté et les conditions personnelles oh il se trouve. réussit dans Vaccomplissemeni de projets aussi importans, il fa ut bien ad mettre que les Gcuvernements francais et anglais pourront, par leurs représentanls, pré-parer et seconder d'autres succès du mSme genre. Le Roi de Naples sera de ce coté sans doute aussi méfiant que de tout autre; le Roi de Naples n'a pas voulu jusqu'à présent d'améliorations ntatérielles che lui parce qu'il pense qu'elles améneraient des modificalions politiques et administratives doni il a pour, dont il ne veut pas; mais sur ce terrain de la civilisation europèenne si en retard dans ses états, on petit Faborder et le réduire successivement, sans s'arrSter aux rècriminations de droit méconnu et dHntervention illicite. La thèse est noble et désintèressée; elle n'offre ni les còtés delicate, ni les écueils de conseils ou d'exigences puremenl politiques. L*opinion generale et les intcrèts de tous ap-puyeront de suite les injluences qui viendront la soulenir et la faire valoir; en présence d'une attaque de cotte nature franchement soutenue, le Roi de Naples ne tarderait pas d'alilleurs à se sentir moine libre dans ses aUures de faux fuyans, de lenteurs, de Iranquilles résistences qu'avec une certaine habileté et à la facon des Orientaux et des Arabes, il a toujours su opposer aux diverses puìssances avec lesquelles il est en rapport. Ce ne serait pas évidemment l'affaire d'un jour, mais si fon réussissuit, on se trouverait tout naturellement, et par la force-mime des choses, avoir réalisé tout à la fois et le progres politique et le progrès qu'on appello à tort exclusivement matèrici, comme si le travail large-meni applique chez un peuple, à l'industrie et aux grandes entreprises restati sans consÉquences d'un autre ordre plus élevé. En effet, les cliemins de fer, on déplacant les personnes et les choses, n'auraient pas tarde, ici comme parlotti, à déplacer, à remuer les idées d'abord, puis mille Siemens qui appartiennent à la civilisation et aussi à forcer la main à une quantità d'abtts de police et