Rassegna storica del Risorgimento

LEONE XIII
anno <1954>   pagina <362>
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362 Friedrich Engel'Jonori
un pacte international; ]) mais en vue du rcfus de Vienne on n'y insìsta pas. Peut-ètre la rcniarquc d'un diplomate autrichien -) étaìt-efle justifiéc appelant la circonstance heureusc sclou laquelle à l'heurc de la mori de Pie IX PItalie était gouvernée pas un ministèro de la gauche auqucl il était plus facile d'empécher des ddmonstrations radicales que cela n'aurait été le cas pour un cabinet de la droite. Le Vatican plus tard a reconnu l'attitude correcte du Quirinal cu février 1878 et semole memo avoir gardé une certame bieuveillance pour Ics ministres de cette direction surtout en les comparant aux procédés du gouvernement de la droite en septemLre 1870.3*
Mais une menace sérieuse contro la liberto du conclave paraissait venir du coté de Berlin où Pon était alors en plein Kulturkampf et où dans les années qui suivirent immédiatement le Concile du Vatican le prince de Bismarck ou scs conseillers espéraient avoir trouvé des alliés puissants dans la secte des e Vieux Catholiques dont ils exagérèrent singulièrement l'importance.
L'attitude de PAutricheHongrie envers les mesures du gouvernement de Berlin durant le Kulturkampf n'est pas encore étudiée en détail; certai-nement Vienne se tronvait dans une position bien delicate à ce sujet et c'était assurèment là le point sensible ( der wunde Punkt) dans les rela-tions des deux cabinets. L'Empereur Francois Joseph confi a à Pambassadeur francais qui se plaignait des procédés du chancellier de fer envers PEglise en février 1874: je ne le suivrai pas dans cette voie. *)
Il existe une depèche remarquable du prince de Bismarck du 14 mai 1872 dans laquelle le chancellier ctablit la théorie qu'en vue de Paggrandis-sement du pouvoir papal découlant des décrets du Concile du Vatican il était du devoir des gouvernements de s'assurer qur la personnalité d'un nouveau Pontife offrit des garanties suffisantes contee Pabus d'un pouvoir devenu tellement formidable. Cette dépèche fut rendue publique vers la fin de 1874 pendant le procès contre le comte Harry Arnim. Quelles seraient les conséquences d'une pareille attitude de Berlin!
Finalement aux yeux des cabinets catholiques une menace encore plus forte resulta des idées de certains cardinaux et de quelques groupes influents de la Curia Romana. A la téte de ce groupe se rangèrent deux cardinaux étrangers: Panglais Manning, protagoniste des prélats ayant forme la majorité au Concile du Vatican, enthousiaste de la déclaration de l'infallibili té papale, et le polonais Ledochowski, victime eminente du Kulturkampf, qui avait été élevé à la pourpre en prison où Pavait precipite la hai no que lui portait le prince de Bismarck. On a de bonnes raisons pour supposer que ces deux princes de PEglise étaient soutenus par les Jésuites de Rome. Tous, ils ne voulaient pas admettre que Pélection du successeur de Pie IX se fit sous des formes normales; urbi et orbi ils voulaient souligner Pidée du prisoimier du Vatican et sans trop s'occuper de P attitude du gouvernement italien voir le conclave se réunir en dehors de Rome, pré-férablement sur territoire autrichien.
1) Depenna à Lisbonne, 12 H, 1874; rapporta de Lisbonne, 16 II, 23 VI, 1874; AMAE.
2) Rapport de Rome, Quirinal, 16 II, 1878; St A.
3) Rapport de Rome, 27 V, 1881; St. A. *) Rapport de Vienne, 11 II, 1874; AMAE.