Rassegna storica del Risorgimento
LEONE XIII
anno
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1954
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pagina
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363
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Aspects politiques du conclave do Leon XIII 363
Pour de raisons de poKtique intérieure le gouvcrnenient de Vienne ne favorisait pas la probabilité de voir les attaques des libéraux se renforcer en leur offrant le spectacle de protecteur de rìnfailliiile papauté. En outre les cahincts de Paris, Vienne et Lisbonne avaient encore d'autres motifs pour s'opposer à un tei projet. Ce qui leur importait, c'était que cette élec-tion fut regardée par tout le monde cornine normale et legale; qu'elle ne pùt etare contestée sous aucun prétexte ou donner naissance soit à des compli-cations ou intrigues politiques, soie souvenons nous encore une ibis des Vieux Catholiques à un schisine quelconque qui par nécessité aggra-verait la situa tion poli ti que déjà assez compliquée.
Le cabinet de Vienne sous ordres exprès de l'Empereur - ne donna pas de relache sur ce point et le secrétaire d'Etat, le cardinal Antonelli se rangea avec les gouvernements catholiques. (Le róle historique du cardinal Antonelli selon mon opinion reste à refaire en partie; ni du temps du Concile ni maintenant ne le trouvons-nous parmi les extrémistes; l'énigme Antonelli attend encore sa solution bien documentée).
Concernant cette question du conclave futur Paris offrit une alliance à Vienne; mais cette offre paraissait trop risquée au comte Andràssy qui alors dirigeait la politique du Ballhausplatz: il s'était déjà embarqué dans la direction qui en 1879 devait le conduire à Palliancc avec Berlin; l'ambassadeur de France après avoir cause avec l'Empereur ne s'écriat-il pas: combien il est différent de son Ministre? *)
Le jour mème de la proclamation de l'Infallibilité, le 18 juillet, Pam-bassadeur autrichien manda à Vienne que ce serait sous le signe du nou-veau dogme que les parties se formeraient dans un proebain conclave.
On sait que pendant des générations la rivalile entre Paris et Vienne primait parmi les points de vue selon lesquels se groupaient les électeurs d'un Souverain Pontife, on sait également que cet aspect devint dominant une fois de plus lorsqu'il s'est agi de donner un successeur à Leon XIII.
Pendant la dècade qui suivit 1860 l'attitude envers l'unification de l'Italie servit de point decisi!* pour fbrmer le jugement du Ballhausplatz sur un candidat aspirant à la Tiare. 2) Le baron de Bach rangea parmi les cardinaux contre lesquels FAutriche devait employer son prìvilège du vèto nnllement conteste à ce temps ceux qui avaient la réputation d'ètre libéraux et d'avoir des sympathies pour les plans du comte de Cavour.
D'autre part à ce temps le candidat de la monarchie des Habs-bourg, le seul à qui ont était prét à Vienne d'attribuer le prédicat de pa-peggiante, fot l'archevéque de Fermo, Cardinal De Angelis qui sous certains rapporta ressemblant à Ledoehowski avait été en conflit politique non sculcment avec la république romaine mais aussi avec le royaume de Sardaigne. A part lui, écrivit Pambassadeur autrichien, <c il n'y a que division et querelles des partis.
Quand en 1869 le comte Trauttmansdorif qui alors résidait au Palazzo di Venezia, envoya de nouveau un tableau des cardinaux au Ballhausplatz. le fait marquant s'était réalisé à Rome que du à la poli-
1) Bapport de Vienne, 11 H, 1874; AMAE.
2) yoir mon article Two Austrian Ambassador dùcuti the successor of Pina IX, dans The Ctilholic Uìstorictil Review, ÀvriJ, 1944.