Rassegna storica del Risorgimento
LEONE XIII
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1954
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Friedrich Engel-Janosi
tique libéralisante et décidément anticléricale de Bcuat, la Erance avait gagné le pas sur l'Autriche au Vatican et cette convìnction se retrouve également dans le rapport de juillet 1870: Finfluence de la France prime. Mais les partis au prochain conclave ainsi continue le rapport se for-meront selon la volonté des cardinaux de continuer ou non le procès de centralisation dans l'Eglise telle qu'elle fut accentuée au Concile du Vatican. De très gravea conséquences politiques réaulteraient selon l'avis de Trauttmansdorff si un partisan de la centralisation était élu; sous ce rapport les intérèts de Paris et de Vienne sont parfaitement identiques. Et raxnbassadeur conseille de diriger le vèto autricHen sous ce jonr contre les cardinaux Bilio, Capalti et Berardi. Il était plus emBarasse pour une recom-mandation positive; il composa une liste de cardinaux acceptables à I'Au-triclie panni lesquels le nom du cardinal Pecci ne rango pas.
Le succesaeur de Trauttmansdorff retourna pour un tei candidat au choix de Bach: De Angelis. E ne provoque pas de conflits, mais ne fléchit pas, si ils lui sont imposés et le comte Paar vit la possibilité qu'une candidature De Angelis pouvait ohtenir l'unanimité au conclave: en prenant en considération qu'il est déjà très vicux.
Le Quai d'Oraay était en faveur surtout d'un cardinal cruelque peu plus pliable: Riario Sforza, archevcque de Naples dont on disait que non seulement il ne provoque pas de conflits, mais dans les limites du possi-ble il les rend inoffenaives. De Angelis et Riario Sforza, tous deux raou-rurent en 1877. Le 7 février 1878, au grand matin, Paar annonca télégra-phiquement la mort de Pie IX.
Depuis Tété de 1874 Fambassadeur était en possession des doeu-ments nécesaaires au cas qu'on prononcerait un vèto de la part de la monarchie des Habsbourg au moment du conclave; cornine de coutume, le nom du cardinal contre lequel ce privilège devrait étre dirige, fut laissé en blanc.
Dans la litérature sur le Conclave de Leon XIH ou lit que la France formula probablement un vèto contre Bilio censé d'avoir eu une part decisive dans la redaction du Syllabus de Pie IX, et ce vèto francate est affizmé selon l'Index Politique des archives de Vienne; le texte de la dépèche n'a pas été retrouve. Nul autre vèto on nous dit ne fut formule. H Deux jours après la mort de Pie IX, le 10 février, le comte Andràssy manda à Berlin qu'il avait instruit les cardinaux autrichienshongrois d'insister que le conclave fut tenu à Rome en conformité avec les uaages tradi-tionnels, et d'employer tous les moyens à leur disposition afìn d'empécher l'élection d'un pape zelante et de favoriscr le choix d'un candidat conciliant. Berlin exprima sa complète approbation; l'attitude avait bien changé dans cette capitale depuis le dépéche de mai 1872.
Le 11 février le ministre autrichien télégraphia au comte Paar que PEmpereur considérait l'élection du cardinal Lcdochowski ou du cardinal Franzelin cornine un malheur pour l'Eglise et pour l'Etat. Donc si une telle éleciion devenait probable, le cardinalprimas de la Hongrie devra pronon-cer le vèto contre Franzelin ou Lcdochowski.
Au premier moment ce vèto parait très étrange; et, en réalité, aucun des deux cardinaux menacés avaicnt des chances au conclave de 1878; mais puisqu'ils continuaient à exercer des fonctiona importantes au Vatican,
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