Rassegna storica del Risorgimento

ARCHIVI ; VITTORIO EMANUELE II RE D'ITALIA ; CHARVAZ ANDR?
anno <1954>   pagina <387>
immagine non disponibile

Les archives de monseigneur André Charvaz, ecc. 387
fante royaux. Cette préférence donnée aux Savoyards était moina dictée par dea commodités pédagogiques l'étude de la langae francaise quo par le renom dea vertus des habitants de la vìeifle province, leur bon esprit, leur dévouement à la monarchie et la préférence sentimentale que Ienr vouaient les souverains.
L'archevèque de Chambéry, Mgr Bigex, sollicité par le Prince de Cari-gnan, designa son vicaire general, l'abbé Charvaz comme le plus digne d'ob-tenir ce poste. En septembre 1825, le précepteur qui devait étre seconde par une gouvernante également savoyarde, Mademoiselle Nicoud, arriva à la cour. Ses élèves dont il allait commencer Péducation, avaient, le prince Victor, cinq ans et demi et le due de Géncs, trois ans. Pendant cinq ans, l'abbé Charvaz assuma seni Pinstruction et la formation des enfants. H le fit avec un zèle et une coinpétence qui, non seulement lui valurent Festime et l'affection du couple royal, mais lui gagnèrent, pour toujours, l'at tachement et la reconnaissance de ses petits élèves. Victor-Emmanuel fut celui qui, avec sa nature sensible et impétueuse, nourrit pour son éducateur les senti-ments les plus spontanés et les plus sincères. Bien des annécs plus tard, parvenu à Page d'homme, il signait encore ses lettres: Votre malheureux élève vous embrasse de tout son coeur.
En 1830, on donna aux jeunes princes un gouverneur, le chevalier Cesar de Saluces, un vicegouverneur, le savoyard comte Joseph Gerbaix de Son-naz, un sous-gouverneur, le chevalier de Saint Laurent, cependant que Pabbé Charvaz se voyait adjoindre un viceprécepteur, le pére Lorenzo Isnardi, de Pordre des Ecoles-pies, professeur d'italien à PAcadémie mili-taire et originaire de Nice.
Mais les rapports entre Pabbé Charvaz et le chevalier de Saluces ne furent pas trèsbons. Aussi, en 1833, degù de ne pas avoir encore recu Pabbaye qui, d'ordinaire, récompensait les précepteurs après quelques annécs de service, André Charvaz ofiritil sa démission au roi. En décembre de la mème année, il était remplacé par son compatriote de Moutiers, Pabbé Jarre et nommé évéque de Pignerol.
Son premier épiscopat allait durer quatorze ans, jusqu'à la fin de 1847. Il fut rempli par une débordante activitó, vouée à Padministration d'un diocèse un peu tombe en sommeil et surtout à la grande entreprise, ardem-ment favorisée par Charles-Albert, de la controverse avec les Vaudois du Piémont et de leur conversion au catholicisme. Très Uè avec la pieuse marquise de Barol, correspondant avec Silvio Pellico et quanti té d'autres personnages de marque, Mgr de Pignerol est Pune des lumières de Péglise des Etats sardes. Il fait un peu le trait d'union entre le clergé savoyard, le Piémont où il vit depuis Iongtemps et surtout les milieux de la Cour où il a gardé un appartement qu'il occuperà, jusqu'cn 1842, pour des séjours réguliers.
Tant que dura le gouvemement absolu de CharlesAlbert, Palliance étroite entre le tròne et Pautel n'engendra pas de eonflits entre le pouvoir eivil et le elergé. L'activité de Mgr Charvaz fut toute d'apologétique et d'exereiee du ministère pas Cora J.
Une troisième période de sa vie s*ouvre avec Ics réformes libérale de 1847: la participation aux afFaires politiques, qui deviendra plus étroite et plus influente encore, lorsque son élève, Victor-Emmanuel, sera monte sur letrdneen 1849. Mgr Charvaz déploiera, dans ce domaine, toutes ses grandes