Rassegna storica del Risorgimento

BENEDETTI VINCENT ; 1861-1862 ; RICASOLI BETTINO
anno <1954>   pagina <622>
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Cesar Videi
par provoquer infoiliiblcmont entro Ics troupe fruii (;aises et les troupe ita-liennes des conllits que le Gouvernemeut italien, nous en soimnes convaìn cus, n'a pas moina que nous à coeur de prevenir. Selon le Ministre des Af-faires étrangèrcs de Napoléon III, la circulairc Ricasoli préparait mal les voies d'une négociation amicale entre Turin et le Saint Siège et elle risquait de fournir un prétextc à Ja Curie romaine pour repousscr tonte ouverture. *) Ricasoli, mis au courant des intcntions de Napoléon HI, déclara en son noni, qu'il considérait l'obligation de respecter le territoire romain comme un engagement d'iionncur diete par le droit international et il ramena à un seni le cas des violations de front icres, cas pour lequel il exprimait scs plus vifs regrets. Néanmoins, ce jour memo (3 septembre), il écrivait à Nigra, Ministre d'Italie à Paris, pour lui administrer les preuves d'une conspira tion ourdie à Rome contro la sécuritc des province meridionale et pour l'inciter à obtenir l'intervention amicale de la France afin que l'on restii uà t aux consulats italien de Marseille et d'Alger les archives que les consuls de Francois II avaient déposécs chez leurs collègues espagnols, archives que ceux-ci refusaient de livrer, meni e si elles se rapportaient aux in terets privés. 2) Sept jours plus tard, Benedetti reprenait le chemin de Paris, pour sou-mettre à Napoléon HI un projet de résolution de la question romaine ébau-ché par Ricasoli, projet doni la réalisation laissait Victor-Emmanuel II scep-iique. Le Président du Conseil italien avait redige trois lettres destinécs à Pie IX, au Cardinal Antonelli et à Nigra pour démontrer que le Droit de nationalités était aussi imprescriptiBle que la promesse divine du Saint Siège à Saint Pierre et qu'il fallait réconcilier des adversaires qui ne pouvaient perir. Le 12 septembre, Benedetti remit ce dossier à Thouvcnel pour qu'il l'étudiàt. C'était un projet de garanties accordant au Pape une dotation importante, à condition qu'il renoncàt à son pouvoir tempore!, et lui aban-donnant la liberto la plus complète dans le gouvernemeut de I'Eglise. Thou-venel ne pouvait prendre aueune décision en Pabsence de PEmpereur qui séjournait à Biarritz. Presse d'obtenir un résultat, Ricasoli s'adressa directe-ment au Prince Napoléon, tandis que VictorEmmanuel faisait appel à Piniluence de sa fille, la Princesse Clotilde Bonaparte. La réponee de Napo­léon III fut décevante: Malgré mon dèsir de ne pas contrarier les voeux du peuple italien, je ne quitterai Rome que lorsque je pourrai le faire sans man-quer à mes promessesi lorsque je pourrai le faire honorablement vis-à-vis de man pays et de l'Europe, Le 16 octobre, Benedetti revint à Turin sans rap-porter le nihil obslat au sujet de l'oécupation de Rome par l'Italie. Il éloigna de la Ioga tion Ics attachés trop manifestement dévoués à la cause de Pie IX, cimisii cornine premier secrétaire le vieux de Massignac. A Turin, on se con­sola de l'échec d'eutente avee Rome, VictorEmmanuel II et scs Ministres étant bien décidés à attendre un autre moment pour tester un nouvel e fior t. Ricasoli, plus en ferme que jamais dans sa raideur doctrinaire ( Un Toscan peint en fer disait E. About, si l'on en croit Madame Ha Mazzi), pensait désormais que Rome ne oomposerAÌt que si elle rencontrait une volente plus pnissante que la Bienne.
*) Iniirmrtifina rainlsterielle du 2 BCptcmbrc 1.II6J (A. Q. ()., ti"). 2) Benedetti Tboiivcncl, Je 3 septembre JH6.I {A. Q, 0., d).