Rassegna storica del Risorgimento
BENEDETTI VINCENT ; 1861-1862 ; RICASOLI BETTINO
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Cesar Vidal
bien mùrir les solutions. La question Torneane soutève des problèmes trop mul-tìples et trop complexes pour itre livrèe aux entrainements de l'opinion pu-blique. Thouvenel signalait aussi le danger qu'il y avait à reporter de Rome sur Venise Fexcitation des esprits et les impatiences des partis, recomman-dant comme palliatif d'encourager l'opinion vere l'organisatìon militaire, administratìve et financière du pays tàche indispensable à accomplir pour assurer le présent et préparer Pavenir. C'est aussi en ce sens qu'on avait parie à Rattazzi lore de son séjour à Paris. Mais, durant ce voyage, une doublé intrigue s'était ébauehée. A Londres, Ricasoli adressait a Lord Russell d'amères réeriminations contre Napoléon III qui n'avait pas pris en con-sidération son projet de garnisons mixtes dans quelques villes du patrimoine de Saint Pierre. John Russell, saus prendre position, conseilla au Président du Conseil italien, de publier, à l'usage des Chanibres, un mémoire exposant ses essais de conciliation avec le Saint Siège. A Paris, on eut vent de ce projet, on s'y opposa, Ricasoli passa outre avec une certaine modération, il est vrai. Pour Napoléon III et ses familiers, Ricasoli n'avait jamais été persona grata; peut otre, lui gardaientils rancune de l'opposition qu'il avait faite à la candidature du Prince Napoléon au tròne de Toscane. Rattazzi fut discrètement pressenti par les amis de Napoléon III pour qu'il entràt dans le niinistère afin d'en prendre prochainement la présidence. De retour à Turin, Rattazzi laissa entendre qu'il n'accepterait pas indéfiniment le rdle effacé que lui imposait la présidence de la Chambre et qu'il donne-rait sa démission pour reprendre place sur les bancs où siègeaient ses amis. En 80us main, Benedetti encouragea les velléités du favori de l'Empereur. A partir du 20 novembre 1861, date d'ouverture des chambres, Benedetti suivit de près les débats parlementaires consacrés à la question ro-maine. Le 19, de Paris, on avait fait savoir qu'on ne formulerait aucune opposition aux déclarations que Ricasoli se proposait de faire sur le pro-blème de Rome. 2) Benedetti se borna à recommander à Ricasoli de ne pas présenter le Gouvernement de Napoléon III comme l'unique obstacle ou mème comme un empèchement à la réalisation de l'unite definitive de l'Italie, dans la présentation des pièces relatives à la question romaine, l'ex-tréme gauche accusant et le Gouvernement royal et celui de l'Empereur de fremer les voeux de l'opinion. A la sé ance inaugurale, les pièces relatives à la question romaine furent déposées par Ricasoli sur le bureau de la Chambre et Fon decida de prendre date pour le 2 décembre afin de discuter les aO'aires de Rome et de Naples. Ces dernières semblaient une conséquence directe de la présence des troupes francaises dans la Ville Eternelle. Dans les sphères goovernementales, on pensait que Pobstacle, qui empèchait le rétablisscment de l'ordre dans l'Italie meridionale, provenait de la garantie d'impunite quo l'occapatxon étrangère accordait aux ennemis de l'unite recevant le mot d'ordre du Quirinal, refuge de l'ex-roi Frangola II. 2' Pour mettre fin aux exploits des bandes de Chiavone, on suggérait qu'un accora
*) Instruction* mmirttóoUe du 19 novembre 1861 (A. Q. 0., d).
*> U corre.pond.mt franca du Journal U Sjèd. Muall à 1.800 homme, dout fficiera, FeffecSf dee troupe, dont di.pos.it Franco e Uà Rome .u coura de l une* 1861 ?XYTJL cachou du Pop. (p. H). Pari., 1864 (3S8 p.).