Rassegna storica del Risorgimento
BENEDETTI VINCENT ; 1861-1862 ; RICASOLI BETTINO
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Cesar Vidal
general afin d'éviter tonte collision avec les troupcs sardcs. Je ne veux point que nous soyons à Rome les gendarmes du Pape, les troupcs fran-caises occupent Rome militairenient et non politiquenient, le general de Goyon ne comprond pas sa position, il ne doit en rien méler son action avec celle dcs troupes du Pape; telle était la pensée de l'Empcreur. Le 12 décembre 1861, le Maréchal Randon autorisa les généraux francais à communiquer avec les généraux italiens, soit oralement, soit par écrit. Mais de Goyon, dont les préférences penchaient en faveur de la doublé cause du pouvoir temporel et de la lcgitimité du tròne de Francois II, n'obéit que tardivement et à contre-coeur. H attendit jusqu'au 4 janvier 1862 avant de signer Pordre permettant des prises de contact entre les chefs de postes des deux armées. 2)
Lors des débats à la Chambre de Turiu, Rattazzi, sur de l'appui des Tuileries, se mit en avant. Dans un discours favorablement accueilli, il affittii a sa con vi et io n que le Gouvernement de l'Empereur voulait sincère-ment l'indépendance complète de l'Italie et qu'il désirait évacucr Rome dès que les circonstances le permettraient (4 décembre 1861 séance au cours de laquelle Garibaldi ne parut pas). Le cabinet Ricasoli semblait mine par l'entrée en scène de Pnomme d'Etat piémontais également cher à Napo-léon HI et à Victor-Emmanuel II. M. Miughetti, Ministre de l'Intérieur, démissionna au cours des débats et ne fut pas remplacé; le leader d'extrérne-gauche, Musolino, s) combattit àprement l'alliance francaise. Ricasoli, assez apatnique, se borna à affirmer qu'il voulait, d'accord avec la France, aplanir les dimcultés avec le Saint Siège et les débats se terminèrent par le vote de Pordre du jour, depose par Lanza et Buoncompagni, laissant percer Pespoir que Rome, capitale acclamée par l'opinion nationale, ferait partie de l'Italie. 4) Le cabinet Ricasoli sortait diminué de la bataille parlementaire, la mission de Benedetti ne lui ayant apporté jusqu'alors qu'un ajournement de la question vénitienne et qu'une vague espérance de résoudrc le problème de Rome de concert avec la France au moyen d'une entente pacinque avec la Cour pontificale.
Le marquis de La Valette, Ambassadeur de France à Rome, avait vainement insistè auprès de Francois II sans pouvoir le dissuader de chau-ger de lieu d'exil. Il voulait demeurer non loin de son exroyaume dans Pespoir d'une prochaine restauration, d'un sccond geste semblable à celui du Cardinal Ruffo en 1799. A la favenr de troubles et de complications et
') MARKCIIAI. RANDON, MSmmren, tome IT, Parìa, 1877 (338 p.), p. 54-35.
') Sur place, Poccord s'nvéra mainino entre les généraux de Goyon et Lamarmora. Lenrs subordonnés immediate, les généraux Gérandon et Govone entamòrent dcs uégocia-tions que de Goyon deaapprouva Lo 10 décembre, il lit memo savoir Lamarmora qu'il proscrivali les relation dircele entra commandants de troupes en présenco et que tout devait lui ótre fiumi. Tout an plus, et Bur l'ordre expres do Paris, pcrmit-ÌI une vague prise de contact entre les généraux Ridouel et Covone dont les P. C, siine a Albano et à Gaète, ( taient assez voirìn, tout en n'autoriaant pas Ics relation direetes. Goyon redinitait, por des-us tout, d'inquiéter le Gouvernement pontificai qu'il était ebargé de défendre et de rea* pecter. Finalcmcnt, il pennit Ridouel d'envoyer un aids de camp a Gnòte, le capitarne Pannentier, pour nrréter des mesures coiumuiie.
*) li siégeait A la Chambre en costume gurìhnldicn.
4) Ordrc du jour adopté par 232 voix contro 79 sur appel nominai.