Rassegna storica del Risorgimento

BENEDETTI VINCENT ; 1861-1862 ; RICASOLI BETTINO
anno <1954>   pagina <630>
immagine non disponibile

630
Cesar Vida!
manda ce que ferait la France devant l'attitudc da Cardinal Secrétaire d'Etat qui voulait à tout prbc la dissolution du royaume d'Italie. Selon ce diplomate, la Cour de Rome pia cai t le Gouvernement de Napoléon III dans Paltemative de rappeler le corps d'armée qu'elle entretenait à Rome ou de maintenir iudéfiniment son occupation. Pour Benedetti, rester à Rome serait encourager les espérances du Saint Siège qui supposait que la France attendait, pour retirer ses troupes, qu'il récupéràt les province perdues en 1859 et en 1860.
Ann de sortir de l'impasse, Napoléon III songea à encourager les projets de Victor-Emmanuel II sur la Vénétie et à amener la Prusse et la Russie à reconnaftre de jure le royaume d'Italie. Benedetti ne participa paa direc-tement à ces tractations diplomatiques, il se borna à snivre la rivalité Ricasoli-Rattazzi qui se termina par la démission du premier successeur de Cavour (1-2 mars 1862) et par la constitution du ministère Rattazzi (3 mars 1862) dans lequel le nouveau Président du Conseil assuma la direc­tion des Affaires étrangères. A Paris, on pensa que Rattazzi aurait une in-nuence moderatrice en ce qui concemait les affaires de Rome, et Thouvenel vit avec plaisir qu'il les envisageait avec calme et qu'il annoncait la réso-lution de ne pas xecherclier la solution de cette question en dehors des voies de la conciliation et d'une entente avec le Gouvernement de PEmpereur; *) c'était blàmer discrètement son prédécesseur. Rattazzi recueillit l'néritage de Ricasoli, mais, si l'on en croit sa femme, c'était par la force des cnoses Napoléon IH et Victor Emmanuel II l'y avaient poussé malgré lui. 2)
En dehors des graves questions de politique generale, Ricasoli et Bene­detti avaient traité à l'amiable quelques points de détail relatifs aux pré-tentions de l'évéque de Saint Jean de Maurienne sur l'Hospice du Hont Cenis,3) au statut des Lazaristes4) et aux querelles d'étiquette entre Rome et Madrid au sujet de la remise d'une lettre à la Beine Isabelle par le
!) Thouvenel à Benedetti, le 11 mars 1862 (A. Q. 0., d).
*) Mme RATTAZZI, Rattazzi et son temps (p. 614). Paris 1887 (T. I. p. ).
3) Le statuì de l'hospice du Mt Cenis n'avait pas été claircment definì par le traité da 24 mars 1860 cédant la Savoie a la France. Jusqu*en 1792, il avait dépendn du do-maine royal et relevait de la Prévfité de N. D. de l'Hospitalité. CeHe-ci, supprimée par les armées de la Revolution en 1792, avait été rétablie dix aus plus tard, par Bonaparte, pre­mier Consti 1. Après 1815, l'hospice du Mt Cenis était passe successiveinent soua la juridic-tion dea évéques de Coni et de St Jean de Maurienne, l'application de la loi italienne sur le Opere Pie avait prive l'hospice d'une ronte annuelle de 9.000 fra; un compromis mit fin au litiga.
4) fa décret royal du 17 février 1861 ayant prononcé la dissolution deB ordres reli-gieux, Cavour avuit prora a Rayneval le 11 mars 1861 que les Lazaristes et Soeura de Cha-rité, pxotégés de la France, seraient au nombre dee ordrca maiiUeuus* Ultérieurcraont, les autorités itulienncn afliruiòrent que les Lazaristes s'étaiont eompromia dans des menées hos-tilcs au Gouvernement de Vitìtor-Emmamicl II. Le 31 décemb 1861, Ricasoli, tout en main-tenant contre les Lazaristes les mesures ordonnées por le décret du 17 février 1861, pronrit que, dans l'application de la mesure, on aurait tous les égards possibles pour les Lazaris­tes condition qu'Jb ne ndssent pas les autorités dans l'obligation de mettre un terme à la tòlcrance dont on était dispose à user envers eux. Quant aux Soeura de Charilé, on les exceptu du décret de proseriptioii*