Rassegna storica del Risorgimento

BENEDETTI VINCENT ; 1861-1862 ; RICASOLI BETTINO
anno <1954>   pagina <631>
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Lo mission da corate Benedetti à Turin, ecc. 631
baron Tecco, Ministre d'Italie en Espagne. ') Le Ministre italien et le repré-sentant francais avaient également arrété d'un commuti accord une solu­tion équitable pour le litige soulevé par la saisie dea archives napoUtaines par le Gouvernement espagnol, différend qui avait failli amener le baron Tecco à demander ses passeports.
Six mois aprcs son arrivée à Turin en qualité de représentant de la France, Benedetti, dans un rapport récapitulatif adrcssé à Thouvenel, ex-prùnait d'une facnn prophétique son opinion sur Pavenir de la Nation ita-lienne: JEn Toscane, en Sicile, dans les provinces napoUtaines elles-memes, dans le Midi, comme dans le Nord, le voeu le plus répandu est celui de Punite. Je n'hésite pas à le dire parce que j'en recueiUe la preuve à tout mo­ment, parce qu'il est dans la nature des choses et parce que les Italiens com-prennent Vimmense interest quHls ont à former une grande nation, et, fiers à juste titre, de reconquérir dans le monde le rang d'une puissance de premier ordre, ils ont résalument renoncé aux tradìtions et aux franchises municipales qui les ont longtemps divisés. Ce sentiment est désormais une conviction en Italie pour toutes les classes éclairées, il le sera bientdt pour les masses sous IHnJluence des avantages matériels résultant de la fusion de tous les intéréts et aie développement que les travaux entrepris imprimeront à la prosperiti publi-que... La force peut renverser Vunite italienne, elle est impuissante a compri­mer les aspirations des Italiens. Le royaume d'Italie dissous, ils ne seraient que plus unanimes, que plus persévérants dans leurs efforts pour le reconsti-tuer. Il n'y a pour VEurope que deux alternatives, il faut qu'elle se résigne à reconnaitre l'Italie ou à Voccuper militairement pour un temps indéjini. Nous en faisons nousmemes l'expérìence, si l'on peut dire, a Rome, et cette expé-rience remonte à une epoque oh l'Italie était encore sous l'autorité de ses souverains. C'est dono une grave erreur que d'envisager l'unite italienne comme une oeuvre éphèmère ou impossible, et je ne concois pas qu'elle soit si généralement accueillie par des esprits dont on ne saurait suspecter la bornie fai.
I) Le Ministre d'Italie à Madrid avait remis, sin Miniatro des AiFaircs étrangères d'Espagne, arte lettre destinée a la Souveraine dont la suscription. avait omis le tìttp Reine d'Espagne , Isabelle n'ayant pas reconnu Victor-Emmanuel II cornino Boi d'Italie. Calderon Coitantes, Ministre de la Beine, s'opposa a ce que cotte missive fut remise à so destinatricc. Turin riposta en réclamant aigrement la remise dea archives consulaires de Pex-royaume de Naplea dont le Gouvernement espagnol avait recu le dfipdt. Là encore, une solution de coro* promis intervint, non sane difficultós. A la domande do l'Anibassadcur de Franco a Madrid, le Gouvernement espagnol ordnnna ses agents consulaires de remettre purement et sim-pleraent les archives eontestées aux antoritfis locales pour qu'cllos en fissont la remise à qui de droit.. Hi casali aceepta cette transaction. Le 15 novembre 1861, il se déclara satisfait, considera l'incident cornine clos et chargea Benedetti de remercler Thonvenel pour ses bons ofiìces dans cette affaire contonticiue.
Benedetti et RJcasoIi réglèrent encore dans un esprit amicai quelqucs négneiations relative* aux affaire du Moxique (11 decembre 1861) et au sujct de la necessito qu'il y avait, ponr le Gouvernement italici! d'organìsnr Ba représentation diplontotique auprs de la Kcpubliqne Argentine, le Ministre de Franco à Parane ne pouvunt se charger des utté-rèi.f, dee nombreux tijets de Victor-Emmanuel II fixés sur les rive du Rio de la Piata. Il fot convella quo les deux légations pourraient te pretor un mutuai et utile appui, RicasoU ayant reconnu qu'il étaii urgenti de reconstitnor dea rnuuioos diploraatiqucs a Parano (6 novembre 1861).