Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; AUSTRIA ; LOMBARDO-VENETO ; FRANCIA
anno <1955>   pagina <207>
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Le problème de Vii alle du Nord dans les relation*, ere. 207
l'Antioche parmi ces états ? On peut en douter et eroire que sa politicalo était mieux résumée dans la brève formule inserite dans son Ilistoire de 1848 évi-ter PAutriche.
Dans le dialogue entre Paris et Vienne, un snjet devait étre souvent abordé: la question italienne. Lamartine déconseilla toute levée d'armes dans la péninsolc contre les Autrichicns alors que Metternich était encore en place; l'anibassadeur sarde Bùgnole Sale I'a dit dans une dépcelie du 17 mars; Met­termeli tombe, le ministre francais demanda à Vincenzo GiobertilJ de plai-der contre la guerre en Italie. Il jugcait le maintien de la paix indispensable pour consolider la RépubUque Francaise, pour l'armer et la donner en exemple à toute l'Europe. Sur les hostilités ouvertes par Milan et Venise, puis par Turin, il refusait de s'expliquer par aucun signe de blàmc ou d'encourage-nient; lorsque le roi Charles Albert lui nt notifier sa déclaration de guerre à l'Autriche, il fut impossible au marquis de Briga ole, ambassadeur de ce sou-verain, que Lamartine voyait tous les jours, de savoir si le gouvernement francais approuvait ou désapprouvait cotte déclaration de guerre. L'approu-ver ? c'était prendre l'engagement tacite d'en suivre les éventualités et faire une guerre indirecte à l'Àutricbe. La blàmer ? c'était décourager la tentative de l'indépendance italienne par l'Italie elle-mèinc.2) Cette attitude de froideur dura peu d'ailleurs. Dès le début d'avril 1848, la Frauce se rangeait en esprit aux cotés des Italiens luttant contre l'Autriche et ce mouvement s'expliquait par la tradition révolutionnaire, par des sympatbies anciennes, par les appels pressants venus de Milan et de Venise, et enfin par la convic-tion, rapidement acquise et que les évènements devaient justifier, que les fbrces italiennes étaient insuffisantes pour forcer la victoire. Avril ne se serait certainement pas écoulé sans que l'armée francaise intervìnt en Italie, si Charles Albert et ses ministres, tout comme les gouvernants anglais, ne s'y étaient violemment opposés. *
Cette attitude antiautricliierine de l'opinion francaise ne semble pas avoir envenimé les rapports diplomatiques entre Paris et Vienne. De cette capitale où De Lacour arriva le 28 mars, il envoya la description d'un gouvernement et d'une opinion qui ne paraissaient pas encore avoir retrouvé l'équilibre rom­pa par l'émeute da 13 mars et la démission de Metternich. Fante d'avoir vu le comte de Ficquebnont, ministre des Affaires Etrangères, il donna le 1* avril4) l'avis d'hommes de Bourse et de personnes haut placées sur l'avenir de la Lombardie: il fallait, disaiton, chercher une transaction honorable et avantageuse à la fois, concéder aux Lombards une complète autonomie avec un Habsbourg comme souverain; en cas d'échec, on devait laisser la Lom­bardie se détacher de l'Empire en prenant à sa charge une part de la dette publique. De Lacour avait déjà eu un entretien avec lord Ponsonby, ambas­sadeur d'Angleterre à Vienne: J'ai tout lieu de eroire, écrivait-il, que, de plusieurs cotés, des insinuations ont été faites auprès de lui pour le porter
1 ) Cf. CHIALA, La vita cit., p. 408.
2) Cf. LAMARTINE, Op. cit., t. 2, pp. 278-279.
8) Cf. F. fiOYBB, Lamartine et le Piumoni data In lieti w d'Histoire diplomalique, 1950; Les fournitures d'arme faites par le gouvernement francai aux patriotes italiens en 1848 al 1849 daiiB la Rassegna slorica del Risorgimento, 1950.
*) Cf. Arch. Aff. Etr, Paria-Antrìche, Corr. Poi. no 435, fo 76.