Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; AUSTRIA ; LOMBARDO-VENETO ; FRANCIA
anno <1955>   pagina <212>
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212 Ferdinand Bayer
publique dans rEmpire et aux sentiments, aux voeux souvent exprimés à cet égard panni les diverses nations dont il se compose; cbacune en effct voyait dans cette paix qui serait basée sur l'indépendance de la Lombardie une sorte de garantie du respect que le gouveraement imperiai aurait désor-mais pour le principe de la nationalité. Il fallait parler et agir dans ce sens, et De Lacour d'écrire: Le baron de Wessenberg, qui m'avait accucilli avec beaucoup de prévenance et s'était prète à tous les développements que com­portali cette couversation, me répondit que personnellement il était du memo avis que moi sur beaucoup de points; qu'il pouvait m'assurer que les ouver-tures que je venais de lui faire seraient prises en sérieuse considération par le gouvernement de l'Empereur; qu'il ne perdrait pas de temps pour les sou-mettre au Gonseil des Mioistres et qu'il espérait ótre bientòt à mème de me faire savoir ce qui aurait été deliberò à cet égard.
Le second entretien eut licu le 11 j uin; il fut d'une extrème importance, car, si Wessenberg parla de la Lombardie, De Lacour aborda avec netteté la question de la Venétie et celle de Charles Albert. En voici le texte in extenso:
Avant hier en effet, M. de Wessenberg mefitprìer dans la soirée de passer chez lui. Après m'avoir exprimé au nom du gouvernement imperiai la satisfac-tion qu'avaient causée les ouvertures que j'avais faites et déclaré qu'il avait con' fianco dans les dispositions bienveillantes et Vesprit de conciliation dont le Gou­vernement de la République Francaise se monirait anime, il me pria à son tour de vous assurer, Monsieur le Ministre, que le Cabinet Imperiai y répondrait par des dispositions et des sentiments parfaitement réciproques: que VEmpereur était décide à ouvrir immédiatement une négociation dircele avec le Gouvernement Provisoire établi à Milan; qu'un plénipotentiaire ad hoc avait été nornmé à la place du comte Hartig et muni de pouvoirs plus étendus et mieux caraetérisés: qu'il se rendait à Milan pour y proposer un arrangement sur les bases suivantes;
1 Séparation complète de la Lombardie avec la Monarchie Autrichienne.
2 Reconnaissance du droit qu9a le peuple de cette contrée de se cons-tituer en Etat indépendant avec un gouvernement de son choix.
3 Une pan proportionnelle des dettes de VEmpire dAutriche et une contribution pour les fraìs de la guerre, mises à la charge du nouvel Etat*
4 Un traile de commerce qui règlerait les rapports de cette nature entro les deux pays et assurerait à FAutriche certains avantages et le traitement de
faveur.
Le Ministre de VEmpereur ajouta encore que, pour ne laisser subsister aucun doute sur la sincerità des intentions quHl venoit de nCexprimer, des ordres ovaient été expédiés au maréchal Radetzky pour lui prescrire de faire cesser sur le champ les hostilités partout oh elles élaient engagées et de régler les conditions de cet armlsti.ee d'accord avec les généraux ennemis.
M. de Wessenberg s'était constamment servi dans cette couversation des mota Lombarda, Lombardie pour designer les insurgés avec lesquels il était ques­tion d'entrer en arrangement: je lui enfis Vobservation et lui demandai si e1 était à dessein qtCil passait sous silence les provinces vénitiennes: sHl entendait par là séparer leur sorl de colui des autres possessions de FAutriche en Italie et leur réserver d'autres conditions que celtes proposées à la Lombardie.
Le Ministre Autrichien me répondit que cette séparation existait par le fait mème des insurgés qui s'élaient constitués en états dislincis: que d'ailleurs FmsuT" rection n'avuti pas pria dans le pays vénilien le mème caractère d'unanimité ni