Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; AUSTRIA ; LOMBARDO-VENETO ; FRANCIA
anno
<
1955
>
pagina
<
213
>
Le problème d VItalie da Nord dans les relations, ecc. 213
d'hostilité contre la domination autrichienne: que les armes de VEmpereur s'y trouvaient en bien meilleure situatìon et que le Gouvernement Imperiai pouvait raisonnablement se flutter de garder celie partie de ses possessione ilaliennes, attachées au reste de la Monarchie dans des conditions différentes, il est vrai, de celles d'autrefois, mais toujours cependant par un sorte de lien plus ou moins étroìt: qu'il entendait par conséquent ne pas comprendre le pays vènitien dans les négociations à suivre pour le réglement des affaires d'Italie.
Je n'ai pas cache à M. de Wessenberg que ce n'était faire les choses qu*à
demi et par conséquent courir le risque de ne rien faire; que les nouvelles les plus
récentes q0ÓB avait touchant le mouvement de Vesprit public dans les provimces
véìutiennes et le trovali qui s'était opere sur l'opinion ne s'accordaient guère uvee
les Ulusions que le cabinet de Vienne continuait à se faire sur ce point; qu'il
était probable, à Vheure où nous parlions, que le gouvernement et lepeuple dupays
vènitien avaient fait quelque manifestation pour prouver Vaccord de leurs vues
et de leurs tendances uvee celles des Lombards et que ceux-ci ne consentiraient
certainement pas à séparer leur cause de celle des Vénidens; que cotte manière de
trotter ne me semblait pas dans Vintèrit d'une paix durable puisqu'on laìsseraù
toujours subsister une cause d'ìnsurrecdon, un principe de haine nazionale en
Italie. Tant qu'une partie de la péninsule serait sous une domination étrangère,
la position de VAutriche y serait toujours ègalement menacée. Si elle voulait
sincérement et sane artière pensée en finir avec l'insurrection ìtalienne, il fallati
quelle abandonndt aussi ses prétentions sur Venise.
M. de Wessenberg répliqua qu'il ne pensaitpas que Milanprit tant de souci de ce que pouvait devenir Veniset et, dans le cas ou les Lombards se montreraient difficiles, il espérait bien que les bonnes dispositions, doni je disais le Gouvernement de la République anime à l'égard de VAutriche, le porteraient à user d'in-finente sur le gouvernement de Milan et à lui conseiller de ne pas pousser si lovn ses exigences, mais de se contenter de stipuler pour lui seul.
J*ai fortement engagé Mi. de Wessenberg à ne pas trop compter sur une mé-diation de ce genre, les motifs et les principes qui dirigerà notre politique ne nous permettant pas d'abandonner le principe de l'indépendance des nationalités à Venise plus qu'à Milan, sans encourir le reproche d'mconséquence.
Je demandai ensuite à M. de Wessenberg si le Cabinet Imperiai avait aussi quelque parti arreté à l'égard du Rai de Sardaigne dontje ne croyais pas possible de faire abstraction après la pari qu'il avait prise dans l'insurrection ìtalienne. Le ministre de VEmpereur est convenu que la présence du Rai de Sardaigne pouvait avoir pour resultai de compliquer la situatìon', qu'il y avait telle éventualité facile àprévoir oh ses prétentions rendraient plus difficile Vaccord entro les par des principales. Mais qu'il ne voyait pas en verta de quel droit ce Prince pourrait insister pour ótre partie au tratte. Du moment que les Lombards traitaient directement de leur indépendance avec VAutriche et restaient Ubres de se donner le gouvernement qui leur conviendrail, qu'est ce que le cabinet de Turin avait à faire dans une semblabU négociadon ? STil s'agii de régUr le prix du secours qu'il a prète ause insurgés, c'est affaire à débattre entr'eux ultérieurement et camme ile Venten-draient. J'ai parie de Vannexion au Piémont des Duchèe de Modena et de Parme, des droits de reversibUité qu'avait VAutriche sur ces pays, de la chance qu'il y avait que la guerre conlinudl avec la Sardaigne à propos de ces quesdons. Le baron de Wessenberg m'a répondu en termos asses évasifs sur ce sujet: il n'apas pam convaincu camme mei de la necessitò de le prendre en considération. J'ai