Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; AUSTRIA ; LOMBARDO-VENETO ; FRANCIA
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1955
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Le problàme de VItalie du Nord dans les relations, ecc. 215
l'informait à son tour de la communication farce par M. de Thom. Elle fot "verbale, saus remise de memorandum ni d'une note quelconque. Pour la Lombardie, M. de Thom répéta l'exposé de Wessenberg, mais il y ajouta une question insidieuse: En déclarant que l'Autriche reconnaissait à la Lombardie le droit de se constituer comme elle l'entcndrait, il a demandò si nous tenions absolument à ce que ce fut sous la forme républicaine. Et voici la réponse fort importante, de Bastide: J'ai répondu que, fidèles au grand principe de la souveraineté du peuple, nous admettions toutes les formes de gouvernement qu'il convenait aux nations de se donner dans la plénitude de leur liberto et de leur indépendance. Bastide précisait ensuite sa pensée pour De Lacour: Dans notte entretien comme dans ceux que vous avez eus avec M. de Wessenberg, il n'a pas plus été question, de la pan de M. de Thom que de celle du Ministre Imperiai, d'unfait doni il n'est cependant pas possible de ne pas tenir compie, je veux dire la réunion au Piémont de la Lombardie et des provinces vénitiennes, moins la capitale qui persiste à vouloir se maintenir en République. Cette réunion, votée par les populations à la presque unanimità, est formellement acceptée par le Roi de Sardaigne; une convention concine le 13 de ce mais, du moins pour ce qui concerne la Lombardie, en a regie les bases. Dès lors, ce n'est plus avec la Lombardie seute, mais avec la Sardaigne aussi qu'il y a à négocier et à trotter. Les parties principales se sont plus seulement, comme vous le disait M. de Wessenberg, l'Autriche et le Gouvernement Provisoire de Milan. Le roi Charles Albert a maintenant un titre à etre panie au traité et ce n'est pas avec -lui seul que VAutriche aurait à continuer la guerre, si tette ètait son intention, comme vous le supposez. Ainsi, dans ce que disait Bastide et qui aliait servir de mot d'ordre à De Lacour, rien qui allàt à l'encontre des volontés des pa--triotes italiens, rien d'un niarch.an dage, rien d'un veto ! On a trop dit le contraire pour que cela ne soit pas souligné fortement...
Lorsque M. de Thom lui dit que l'Àutriche tenait à conserver la Vénétie à tout prix, Bastide garda le silence. Les évèneznents parlaient pour lui. Les troupes autrichiennes avaient occupé Yicence le 10 juin, Padoue le 13, Trévise le le et, atteignant les bords de la lagune le 19, elles avaient entrepris le blocus -de Venise. La Cité des Doges commenca alors une longue et très glorieuse résistance, mais nul ne eroyait plus à la liberation de la Terre ferme. La seule négociation possible portait sur le statut futur de la Lombardie.
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Wessenberg fit le 13 juin des ouvertures à Casati, chef du Gouvernement Provisoire de Milan. Le intime jour, Hummelauer rapporta de Londres la nonvelle de son échec. Pour tenter encore d'attirer Palmerston dans son jeu, le ministre des Àffaires Etrangèrcs d'Autrìche écrivit à son représentant à Londres, Dietrichstein, une dépéche qui devait tre lue au chef du Foreign Office; afin d'éveìHer l'inquiétude de son collègue anglais, Wessenberg n'hésita pas à défigurer les propos tenus le 11 juin par De Lacour. Quand il écrit: . M. de la Cour nous a laissé entrevoix que son gouvernement n'aimerait pas trop que l'auranchissement de la Lombardie fut exploitée au profit du Roi de Sardaigne, il avance une asscrtion dont le diplomate francais n'a pas écriS une syllabe, mais n'est ce pas destine à accroìtre la méfiance de Londres -envers Paris ? Aussi curieusement Wessenberg dit encore: M. de la Cour