Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; AUSTRIA ; LOMBARDO-VENETO ; FRANCIA
anno <1955>   pagina <216>
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Ferdinand Boyer
n'a cffleuié quo légèrement et avec beaucoup de diserètioa la question véoi-tienne.... Cette inexaetftude n'cst pas un fait de surdité; elle preparali l'aflìr-mation autrichienne qu'ìl ne pouvait ètre question de xenoncer à Venise, avec cette conclosion: J'aurais peine à comprendre quel interét pourrait avoir l'Angleterre à voir réuni tout le nord de l'Italie sous la domination d'une seule puissance qui s'appuierait à la fois sur la Mediterranée et l'Adxiatique. D'ail-leurs il m'est impossible de supposer que jamais une teUe combinaison xecoive l'assentiment de la Eiance, sane qu'il en resulto pour elle une indemnité que l'Angleterre, je croia, ne serait guère disposée de lui accorderà. Meme jeu dans les lettres de De Thom dont il a été fait état. La pression sur l'Angleterre exigeait peut ètre ces affimi ations, J) mais l'historien ne doit pas les prendre pour argent comptant et ne pas chercher l'expression de la politique officielic francaise partout, sauf dans les documenta francale.
En rejetant le 18 juin les ouvextures autricbiennes, Casati ne fit xien pour entxetenix la négociation. Vienne ne fìt pas d'autres offres de paix. Les mili-taires dominaient le cabinet imperiai; l'un d'eux, le prince Windischgraetz, en écrasant les insurgés de Fxague du 12 au 16 juin, avait xenforcé l'autorité de l'Empereui et xétabli le pxestige de l'armée; le maxéchal Radetzky, en Italie du nord, se refusait, malgré le oxdxes venns de Vienne, à conclure un axmistice avec les défenseurs de la Lombardie et cet aote d'insubordination, écrivait De Lacour le 25 juin, n'est mème pas désappxouvé autant qu'il seni-blexait devoir l'ètre dans l'état actuel dea esprits.... Le diplomate frangais, ayant demandò à Wessenbexg s'il xepxendxait la négociation apxès le xetus milanais, n'obtint qu'une- xéponse evasive: Je croia, notait-il le 29 juin, que le gouvernement autrìchien a aujourd'hui beaucoup moine de velleités pacifi.-ques qu'il y a quelque temps. Le cabinet imperiai semble... se bercer des es-pérances du parti de la guerre. Etait-ce mal raisonner ? L'impuissance miH-taixe dee Italiens, que gouvexnants et diplomates francais avaient toujours dénoncée, appaxaissait pleinement. La politique anglaise, désireuse de loca-liser le conflit, était pxète à sacxifiex les xevendications des patriotes italiens au retour du statu quo ante Palmerston accepta sans reagir la lettre de Wes-senberg à Fonsonby du 5 juillet, conclosion tardive de la mission Humme-lauer, où le ministre autricbien prétendait avoir encore à éclaircir le sena de la démarche francaise du 13 juin...
Ox le gouvernement de la Seconde République avait bien d'autres soucis. Les sanglantes journées de l'insurreotion parisienne du 22 au 26 juin eurent, sur la politique étxangèxe de la Erance, des conséquences aussi importantes que sur la politique intéxieuxe et sociale. Jusque là, les gouvernants avaient afnché leur vigilance en face de l'Europe pax le xassemblement, pxès des fron-tières, d'axmées comme celle des Alpes. Désoxmais, pour maintenir dans la xégion parisienne les cinquante mille soldats voulus par le décret adopté le 11 juillet pax l'Assemblée, il fallut déplacex vera Paria une partie de l'Armée des Alpes: ainsi Cavaignac, par ordre télógrapbique du 20 juin confirmé le 24, oxdonna aux troie brigades de la division de xésexve: six xégiments et un batail-lon de cbasseurs cantonnés autonx de Forcalquier et de Briancon, de se diriger
S) Cf. pour la dfipéohe de Wcssenberg à Dietrichstoinx SPBLLAMZON, op. cit., t. 4, p. 450 et 660; pour lei Ietterei de Thom: CHIAA, op. eie,, p. 397 ot MOSCATI, op. cft., p. SO.