Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; AUSTRIA ; LOMBARDO-VENETO ; FRANCIA
anno <1955>   pagina <217>
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te problème de rItalie du Nord dans les relation*, ecc. 217
sur Auxerre. *) Les possibilités d'une intervention en Italie du Nord étaient donc grandement diminuécs; la France devait cbanger de pobtique, tei est le sens de la pnrase écrite plus tard par Bastide: Les insurgés de Paris étaient venus, sans le savoir, en aide à Radetzky. Bastide fut lui méme un moment écarté du pouvoir.2)
Il n'était plus question d'intimider l'Autricbe. Le 10 juillet, De Lacour, faisant allusion à ses démarcbes des 10 et 11 juin, écrivait: Les dispositions et les circoiistanc.es qui existaient alors, ainsi que le laugage que tenait ce cabinet, se sont beaucoup modifiés depuis cette epoque et ne permettraient plus aujourd'bui de faire de semblabies ouvertures sana s'exposer à les voiz déclinées. Pai donc jugé convenable de ne pas les renouveler et de garder jusqu'à nouvel ordre une réserve que me paraitco mmander la digoité du Gou-vernement de la République... On parie à présent de ne signer la paix qu'à Turin ou tout au moina sur les borda du Tessin.... Lord Ponsonby 3) avait écrit à Palmeraton le 7 juillet: Les Autrichiena ne craignent pas que l'interven-tion de la France soit la conséquence de la politique qu'ila ont l'intention de suivre* À Paris, Cavaignac et ses ministres, faute de mieux, alignaient leur politique italienne sur celle de Palmeraton. À Vienne, le 30 juillet, De Lacour brandissait encore la menace d'une intervention armée dans un entretien avec le prince Paul Esterbazy, ministre des AfFaires Etrangères pour la Hongrie, venu aux informations; les deus bommea s'accordérent sur le projet d'une initiative de l'Autricbe sollicitant la médiation de l'Angleterre et de la Fran­ce; cependant De Lacour parlait de I'opposition poaaible du pouvoir occulte et ajoutait: On prete à Radetzky l'intention de n'agir qu'à sa guise .*)
Le marécbal octogénaire avait déjà agi; sa victoire à Custoza, du 23 au 25 juillet, faisait de lui l'arbitre de la guerre.
FERDINAND BOYER
1) (X VHAI.ENC, Lo Provinca et lesjounie'es de juin, dans les Elude* d'hisloìro moderne et contemaoraine, t. 2 (1948), p. 100.
2) jjc general Cavaignac, devenu Président da Consoli le 28 juin, appela aux Affaires Etrangères le general Bedeau, mais celui-ci, blesBé pendant i'inanrrcction, ne pnt aecepter ce poste arte Bastide reprit le 2 juillet.
3) cf. GBEEB, op. ctt., p. 237.
) Ct Ardi. Aff. Etr. Paris - Antricho, Gora. Poi., no 436 fo 43.