Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; ECONOMIA ; MOVIMENTO OPERAIO ; SAVOIA ; SOCIALISMO
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1955
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Quelques aspecls de la question ouvrìère, ecc. 317
pourra cnibauchor pour moins d'un mais à la journée ou vingt jours aux piè-ccs. L'ouvrier Messe par Peffet dea machiucs, métterà, cliutes d'ódificc, san qu'on pùt prouver qu'il y a de sa fau te, aura droit à un dédommagcment qui sera réglé par le patronage et exigiblc pardevantles tribunaux. C'est éga-lement le comité qui fixe la auree de la journée de travail pour les hornnies. les femmcs et Ics cnfauts, interdìt d'admcttre les cnfauts de moins de 14 ans sans l'autorisation de leurs pareuts et décide Page auquel l'enfant peut ètre recu et les heures de travail que Pon pourra exiger de lui, après avoir apprécié la fatigue et la tension d'esprit que chaque travail dcmandc.
Mgr Rendu édicte ensuite une sèrie de mcsures sur la moralisation des ouvriers, qui ne pourront ètrc payés le dimanchc pendant les officcs, travail-leront par sexes sepaies, devront observer la décence des propos et de la tenue à l'atelier. Les cnfants devront recevoir l'instruction religieuse et les ouvriers mariés verront la moitié de leur paie déposée à caisse d'épargne. L'immoraUté et Pembauchage pour les societés secrètes sont des motifs de renvoi et lo patronage veillera à ce qu'il ne se forme panni les ouvriers aucunc associa-tion qui ne soit parfaitement counue dans son but et autorisée par l'autori té. Enfin sì les ouvriers venaient sans raison ou pour des exigences injustes, à refuser le travail, le patronage, après s'étre enquis de leurs griefs, ferait des efforts pour établir Paccord entre les maitres et les ouvriers. S'il ne parve-nait à réussir, il aurait recours à la force armée pour renvoyer immédiatement dans leur pays d'origine tous Ics ouvriers qui n'auraient leur domicile dans l'endroit qu'à raison de leur travail.
Bien que le prò jet de Magr Rendu demeuxe marqué d'une certame mé-fiance envers la classe ouvrière, placée sons la tutelle des cornités de patronage, on voit cependant combien, pour les E tats sardes ou il n'existait aucune légis-lation sociale, un grand pas eùt été franchi avec son adoption. Ces réformes eussent profondément amélioré le sort des fi leurs et rattacheurs annéciens dont la détresse avait diete à l'évéque son éloquent réquisitoire. Quelle allait-étre la réaction de CharlesAlbert ?
CHARLES-ALBERT ET LE PROBLEME OUVRIER.
Il se trouve que nous possédons, sur le sort fait par le roi au mémoire de l'évéque d'Annecy, un témoignage des plus intéressante. Il jette sur la pensée du Bouverain que l'on s'est parfois più à poser en précurseur du libéralisme social et politique ') un jour très révélateur, tout comme sur les méthodes de travail des mimstres de Turbi. Mgr Rendu avait pensé qu'il serait plus effi-cace de fairc présentcr son mémoire au roi par l'entremisc d'un Savoyard, son ami de longue date, le comte Avet.8) Nous avons retrouvé la réponse du
1) Cfr. l'analyse CI'OHODEO (ADOLFO), La leggenda di Carlo-Alberto nella recante storiografia reeditée in Bifosa del Risorgi nimtti. Totano, Einaudi, 1951, pp. 156235.
Pour le lecteur francala, je me permei* do rcavoyer à ma nùac au point: Charles-Albert de Savoie-Carignan, en V Information hiatoriaue (Janvior-Février 1951).
2) Le comte Kyacintfie-Fiilèlc Avot nnquii: a MoftUers le 25 avril 1788. Son pére Laurent avait exercé les ebarges de soua-préXot de Moùtior aoan l'Empire, pois d'Intendant de la province de Haute Savoie après 1815. Après do nolidcs etudes do droit, Avet fii. une rapide carriere et le 19 novembre 1819 étah nommé aónateur au Sénat de Savoie. Il fut nn dea principati K-dactcura da Code civil sarde, le traduisit en francai et collabora à l'élaboration des codes