Rassegna storica del Risorgimento
1851-1853 ; LOMBARDO-VENETO ; FRANCIA
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Cesar Vidal
et leurs complice* soient livrèa à la Justicc. Eu transmettant ce teste au Ministre des Afl'aires étrangères à Paris, le Co usui cu faisait une rigourcuse et émouvaute exégèse: Ainsi donc, voilà les populations solidaircs des délits qui pourront ètre conimis daus leur sein. Nous voilà arrivés en plein XIX *m* siede, en pleine civilisation à un regime de chàtiments collectifs que les cruautés barbares, cxercécs par les habitants de Kabylie cnvers nos mal-heureux soldats ou colons, rcndcnt à peiue excusables sur le sol africain. Et après cela, qu'on vienne nous vanter Ies douceurs et l'humanité du gou-vernement paternel de l'Autricbe, qu'on vienne nous dire que les populations de la Lombardie et de la Vénétie sont rebclles à toute idée de conciliatiou, de ménagement. Heureusement que la longue sèrie de faits que l'Histoire contemporaine doit enregistrer est là pour prèter au jugemcnt de la posté-rité son témoiguage irrécusable. En fait, après l'arrcstatiou de Sciesa, par une proclamation signéc à Monza le 19 juillet 1851, Radetzky remettait en vigueur Ics mesures sévères qu'il avait arrétées trois ans auparavant, le 10 mars 1849, lors de la seconde guerre d'Indépendance tentée par Charles-Albert.
Le 14 septembre 1851, un nouveau rapport à l'occasion d'un voyage de Francois-Joseph dans ses possessions italiennes, administrait la preuve que, si la ville de Milan était vaincue, elle n'était pas soumise: L'autorité autri-chienne vient de recevoir de la population milanaise une de ces lecons qu'il n'est pas facile d'oublier et qui ne sera pas probablement la demière vu la persistante maladresse qu'elle mct daus tous ses actes. Cette lecon, c'est la Municipalité de Milan qui s'cst chargée de la lui donner.
On prive cette ville rebelle de l'honneur (je crois qu'elle y tenait fort peu) de posseder, méme pour quelques instants, dans ses murs, la personne du Monarque.
Francois-Joseph avait décide de venir à Milan, la Municipalité avait été sollicitée de préparer le programmo de la reception du souverain. Elle répondit par une fin de nonrecevoir formulée avec une doublé nuance d'energie et d'ironie qui mortifia ceux qui l'avaient pressentie. Comme la ville de Milan ne figurait point sur l'itinéraire imperiai publié par le Journal Officiel, ses administrateurs déclarèrent qu'ils ne voyaient ni la nécessité, ni la possibilité de fèter S. M. Apostolique. Ils invoquèrent en outre la loi sur l'état de siège qui, en interdisant les rassemblements, empcchait par con-séquent, de donner à l'Empereur une féte populaire; enfiai, ils se retranchè-rent derrière les ordonnances de Radetzky qui risquaient de faire retomber sur la Cité un désordre éventuellemcnt provoquè* par un ivrogne.
En dépit de l'abstention officielle de la Municipalité milanaise, FrancoisJoseph effectua son voyage daus les provinces italiennes sujettes des Habsbourg. Le 14 septembre 1851, il arriva à Venise après s'etre arrèté à Trieste. II y recut, d'après le Consul de Franco, un accueil remarquable-ment froid, tant à l'amvée qu'au départ. Il y avait des curieux, mais de fonie nulle pari. . Laissant la ville des Dogcs, le jeune Empereur se rendit à Verone. Sept jours plus tard, après un court séjour à Monza, Francois-Joseph parut à Milan où il recut un accueil des plus l'roids, pour ne pas
lj Dépéche du Consul de Fxonce à VenUe, 14 septembre 1851.